Réforme de la zone euro : des propositions franco-allemandes pleines de bonne volonté

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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier entend renforcer la démocratisation de la zone euro
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier entend renforcer la démocratisation de la zone euro (Crédits : AXEL SCHMIDT)
Selon Reuters, les ministres des affaires étrangères français et allemand vont proposer des réformes de la zone euro. Des mesures importantes, mais qu'il faudra mettre en oeuvre.

La France et l'Allemagne vont lancer une proposition commune de réforme de l'Union européenne et de la zone euro pour tenter de dépasser l'épreuve créée par le Brexit approuvé le 23 juin par les Britanniques. Ce dimanche 24 juin, l'agence Reuters indique avoir eu accès à une « déclaration commune » des ministres des Affaires étrangères des deux pays, Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier.

Les deux hommes prennent acte « avec regret » du vote britannique et reconnaissent que le soutien au projet « émoussé ». Et ils repoussent la possibilité d'avoir recours aux habituels recours de l'UE : « nous ne pouvons nous contenter ni d'un simple appel à plus d'Europe ni d'une phase de réflexion ». Ils proposent donc de passer par des actions plus concrètes.

L'abandon de la politique d'ajustement unilatéral

Cette évolution se traduit en matière économique. Les deux pays reconnaissent qu'un « alignement unilatéral » des pays déficitaires sur les pays excédentaires est « politiquement irréalisable ». C'est là un élément important, car c'était, dans la zone euro, la politique officielle des autorités : les pays déficitaires devaient « faire des réformes » et des « efforts » pour rejoindre les Etats « vertueux ». Si la déclaration reconnaît encore l'idée d'une « convergence », cette convergence ne saurait donc rester unilatérale. Si cette déclaration devient réalité, ce sera effectivement une évolution cruciale dans la politique économique européenne.

Plus d'investissement

Le document évoque ainsi une nouvelle phase de convergence économique de la zone euro, « reposant sur un équilibre entre obligations et solidarité ». Le texte évoque un « nouvel effort » pour soutenir les investissements publics et privés, pour « libérer la croissance » et améliorer la productivité. Parmi les secteurs visés, on trouve l'énergie, le numérique, la recherche et l'innovation et la formation professionnelle. Le vecteur de ces investissements pourrait être un Fonds européen pour les investissements stratégiques, créé pour gérer le plan Juncker, qui serait « élargi ». Ce nouvel effort, s'il devient réalité, serait une réponse au manque d'action des Etats de la zone euro face à la croissance et à l'inflation faibles, un manque dont se plaint régulièrement avec raison la BCE. Il semblerait donc ici qu'il y a une volonté d'aller plus loin dans la coordination de la politique économique.

Un Eurogroupe sous contrôle

Sur le plan plus institutionnel, les deux ministres proposent plusieurs changements. D'abord, la nomination d'un « président à plein temps de l'Eurogroupe », qui devra rendre des comptes à une sous-commission spécifique du Parlement européen pour la zone euro. Ce serait une réponse à la critique de déficit démocratique dont souffre cette instance, déficit qui avait éclaté au moment de la crise grecque de 2015.

Contrôle budgétaire à des élus

Ensuite, les ministres proposent la création d'un « organe parlementaire » composé de membres du Parlement européen, avec la participation d'élus nationaux, qui aura « pleine autorité sur les sujets de surveillance budgétaire et macro-économique ». La Commission se verrait donc ôter ce contrôle au profit d'élus. Ici, les deux ministres tentent de répondre à la critique allemande du « laxisme » de la Commission en matière budgétaire, tout en donnant plus de pouvoirs aux élus. Ce serait, ici, un changement majeur de logique, puisque l'application des traités seraient confiés à des élus.

Un Fonds monétaire européen

Sur la zone euro elle-même, les deux ministres proposent que le Mécanisme européen de stabilité (MES) se transforme en « Fonds monétaire européen à part entière », sous contrôle parlementaire. Parallèlement, une « capacité budgétaire » pour soutenir les investissements et les Etats en temps de crise sera créée dès 2018. Ici, le mouvement est nécessaire, mais l'efficacité de cette évolution dépendra des détails : quelle sera cette capacité et la nature du contrôle du « FME » ? Actuellement, l'Allemagne dispose d'un veto de facto au sein du MES, en sera-t-il de même dans le FME ?

Base de discussion

Globalement, toutes ces évolutions vont dans le bon sens sur le plan économique. Pour la première fois, il y a une prise de conscience des problèmes et enjeux de l'économie de la zone euro et de ses conséquences politiques. Mais tout dépendra de la mise en place. On se souvient que, de 2011 à 2013, les bonnes intentions ont souvent débouché sur des demi-mesures ou sur un renforcement de l'aspect « punitif » du pacte de stabilité. Par ailleurs, ces propositions économiques ne peuvent être perçus que comme un commencement vers une politique plus intégrée qui devra intégrer des éléments comme la collaboration de la BCE à cette politique ou la réduction de l'excédent courant allemand. Ce sont donc de bonnes mesures, mais elles restent largement insuffisantes.

Qu'en pense Wolfgang Schäuble ?

Ce texte n'est donc qu'une base de discussion. Vendredi, le Handelsblatt faisait savoir qu'un document interne au ministère allemand des Finances mettait en garde contre le fait que le Brexit serait l'occasion pour l'Italie et la France de demander plus de « mise en commun » des dettes et plus de solidarité. Wolfgang Schäuble a sans doute beaucoup à redire à ce plan de son collègue social-démocrate : le FME serait une mise en commun des dettes sans contreparties, la vertu budgétaire n'est plus la politique officielle de la zone euro et il s'oppose à tout nouveau plan d'investissement qui remet en cause son orthodoxie budgétaire. Le ministre avait, l'an dernier, proposé l'exclusion de la Grèce de la zone euro puisqu'elle refusait de « respecter les règles ». Ces règles peuvent-elle, pour lui, changer aujourd'hui pour cause de Brexit ?

Les discussions politiques cruciales

Un autre élément est déterminant : la politique interne. Les deux ministres jouent aussi un rôle face à leurs opinions publiques. Le PS français va repartir à la recherche de l'électorat de gauche, tandis que la SPD allemande, dont fait partie Frank-Walter Steinmeier, tente de se rapprocher aussi de sa gauche et de se différencier de la CDU d'Angela Merkel. Des élections déterminantes ont lieu l'an prochain dans les deux pays et joueront un rôle fondamental dans l'application de ces réformes. Angela Merkel devrait faire face à une opposition de l'aile droite de la CDU, de la CSU bavaroise et des Eurosceptiques d'AfD à ces plans. Tout ceci pourrait amener à des amendements cruciaux dans les projets présentés par les deux ministres.

Vers une Europe de la sécurité ?

A noter que les deux ministres proposent une « Europe à plusieurs vitesses » et une plus forte coopération sur le plan militaire et sécuritaire, mais aussi sur celle de la politique d'asile et d'immigration.

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a écrit le 30/06/2016 à 16:27 :
Suite au BREXIT et à l’initiative du président de l’assemblée nationale, chaque groupe parlementaire c’est prononcé à chaud sur le sujet. Le Français lambda écoute bouche bée c’est ahurissant.
Pratiquement tous d’accord pour dire : le peuple Anglais veut jouer sa partition tout seul, c’est une erreur suicidaire d’avoir fait un référendum sur le sujet, le « menu peuple » non suffisamment éduqué a voté Brexit, un référendum notamment pour des enjeux de politique intérieure. Messieurs les Anglais partez vite les premiers.
Cependant tous déplorent que l’Europe actuelle ne tient pas suffisamment compte des intérêts des peuples, trop de réglementation décidée, qui minimise l’efficacité des entreprises et ferait fuir l’emploi vers d’autre cieux au détriment des gouvernements.
Enfin reconnaître du bout des lèvres que c’est une Europe des profiteurs et des petits arrangements qui élude au mieux et sans volonté commune les enjeux majeurs : immigration, défense, social, travail et compétitivité. Qui de plus négocie en catimini les marchés d’échange avec les Américains coincés par l’OMC.
Il est temps de réformer pour éteindre l’incendie du populisme ignare.
Ahurissant parce que la gauche des années 70, puis la droite des années 2000, puis la gauche aujourd’hui n’ont cessé de créer et de valider et nous vendre, au sein du parlement et de la commission européenne ces lois ultralibérales dont le but avoué est de favoriser au maximum le libre échange au moindre cout, s’affranchir des barrières réglementaires des états considérés comme du protectionnisme. En favorisant le moins disant social et le moins disant fiscal (valeurs d’ajustement) entre les pays que l’on veut le maximum possible pour un marché conséquent et de la concurrence interne.
Le point d’orgue est la directive Bolkestein, 2006 qui permet un dumping social frontal et la casse des services sociaux et de l’emploi dans les pays ou les services publics sont les plus avancés.
Le non des Français et des Hollandais en 2005 a été complètement rejeté par les classes politiques au pouvoir, parce que la majorité de ces peuples avait bien compris que l’oligarchie Européenne qui se mettait en place n’avait pas pour objectif majeur de créer l’Europe que l’on rêvait et qu’on nous avait promis : Enjeux communs, cohérence, être plus grand pour exister ,non seulement garder suffisamment d’indépendance, mais être collectivement plus fort pour défendre un noyau dur de valeurs occidentales au monde souvent brutal de l’économie mondiale, avoir les moyens de tenter d’œuvrer pour minimiser les laissés pour contre.
Le résultat est là, la casse des services publics anglais par ex , suivi de prés par les Français, au même moment des lamentations, la gauche au pouvoir et c’est un comble ,devance les souhaits de la Troïka et s’apprête à privatiser RTE (50%), l’autoroute de l’électricité d’EDF, considérée comme non stratégique aujourd’hui ? Aprés l’eau, le gaz, nous y sommes dans le raquet du plus grand nombre.
Qui a voté BREXIT, et oui c’est le « menu peuple oublié » des services publics, qui doit contribuer de ses mains à compenser, mais aussi sa retraite qui a fondue du temps de Mme Thatcher, mais aussi des services sociaux et des soins limités, des trains en maintenance aléatoire….la cartographie est sans équivoque, les oubliés se sont fait entendre, mais il n’est pas sur qu’ils soient écoutés.
Les Anglais sont un peuple amis, cependant leur classe dirigeante a toujours était fourbe, non seulement à l’encontre de ses classes ouvrières, mais aussi lors de la construction de l’Europe, ou a plusieurs reprises il a fallu faire des concessions et essuyer de plus des moqueries, alors que la city est un paradis fiscal et une place de blanchiment d’argent sans vergogne, ne pas payer la monnaie unique tout en profitant des avantages, un empire de protectionnisme et une espionite américaine à tous les étages….bref la liste est longue. Nous verrons si les dirigeants de ce grand peuple irons jusqu’au bout alors ce serait une leçon extraordinaire de démocratie.
Tout ce que l’on peut ardemment souhaiter et demander avec la plus grande insistance possible, à nos dirigeants , pour une fois, l’ensemble de la classe politique Française, nos Députés, sénateurs et élus européens établissent le fondement d’une Europe que l’on demande depuis les années 70.
Ce n’est pas l’europe du fric et des paradis fiscaux, des salaires ehontés des patrons des grands groupes, mais l’europe du plein emploi par une politique cohérente industrielle et agricole, de la compétence, assurant sont indépendance vitale, sa défense, assurant les enjeux majeurs sociaux, (maladie, retraite chômage) parlant d’une seule voix pour les pb internationaux.
Enfin un partage des richesses équitable et de la solidarité envers les peuples en souffrance.
a écrit le 27/06/2016 à 16:05 :
Et la fin des concurrences fiscales et sociales ? c'est pour quand ?
a écrit le 27/06/2016 à 14:08 :
Les classes populaires européennes sont de plus en plus convaincues que cette UE-là N'EST PAS REFORMABLE(aucun traité ne peut être renégocié sans la MAJORITE ABSOLUE,ainsi il suffit qu'un mini-pays comme Malte soit contre (en étant sans doute acheté) pour empêcher la renégociation de tout traité dont celui de LIsbonne tant décrié..)et les préparent à la situation grecque.La loi El Khomri a été imposée,comme toutes les lois cassant la protection sociale et le droit du travail,par l'UE,au gvt français.Mêmes menaces plus soft que pour la Grèce...Les oligarques ,finance internationale,mobbys...ont peur d'autres "exit"et condescendent à qq réformettes pour donner le change. Pour l'avenir DE TOUS,il faut d'autres référendums de sortie:éliminer ces structures ultralibérales et anti-démocratiques(Junker ancien premier ministre d'un paradis fiscal,pour cette seule raison le plus riche d'Europe,nommé,sans élection,président de la Commission Européenne!!!) et reconstruire un autre projet européen social et solidaire,avec des instances ELUES ,REVOCABLES,TRANSPARENTES.Bricoler dans ces institutions verrouillées et haîes par les peuples ne sert à rien.
a écrit le 27/06/2016 à 14:03 :
Dans peu de temps, le sujet du Brexit sera passé : affaire de liquidation entre les technocrate Bruxelles et ceux de Londres. Le Danemark, Les Pays-Bas, La Hongrie, La Pologne quitteront l'U.E et d'autres. L'Europe constituera une multitude de relations bilatérales. Schengen passoire est rejetée. Les Frontières seront rétablies. L'Europe de 28 ADDITIONS artificielles d'intérets égoistes et divergents en tout, ne peut pas survivre : elle disparaitra : politiques économiques, sociales, fiscales opposées. Personne ne veut ni de diplomatie ni de défense. Tout sépare ces peuples y compris leur culture. Cet article démontre que les dirigeants et technocrates sont incapables de se réformer.
a écrit le 27/06/2016 à 11:57 :
Il serait temps de revenir à une Europe à plusieurs vitesses.
1- les pays fondateurs
2- Les pays satellites de l'Est pour autant qu'ils adoptent les valeurs européennes et non US.
3- Sortie de l'OTAN et création de l'EURAN sans les USA ni les Anglais
4- Rejet définitif du TIPP-Acta-ETC ....
5- Pacification avec la Russie sans l'opinion des USA et GB

Ca fait déjà un bon programme on verra ensuite pour les détails
Réponse de le 27/06/2016 à 13:49 :
C'est irréaliste et bidon votre programme : l'Euran à 28 avec 28 pays qui ont des points de vues et situations historiques et géographiques différentes. Vous éliminez les USA qui ont plus des valeurs et histoire communes et qui ont débarqué sans nous envahir ensuite contrairement aux soviétiques. Napoléon avait voulu faire une alliance avec les russes, çà nous a coûté cher ensuite ! L'Ukraine le pays "frère" pourra vous en parler aussi de son voisin russe de même que beaucoup d'autres dont les turcs.
a écrit le 27/06/2016 à 11:15 :
Cela irait dans le sens opposé de votre article concernant Merkel qui veut encore plus de rigueur et d'austérité de part le brexit non ?

Vous ne trouvez pas que tout cela sent un énième enfumage quand même ?

Ces gens là ne sont plus que des hommes d'affaires, des commerciaux qui ne font plus que parler sans nous apporter quoique ce soit de concret, il arrive un temps où faut agir et pour le moment à part le purgatoire cette europe ne nous propose rien d'autre.

Ils affirment vouloir nous faire éviter l'extrême droite et nous y précipite un peu plus vite chaque jour. Incompétence ou compromission ?
a écrit le 27/06/2016 à 10:31 :
"vont proposer des réformes de la zone euro".

Comme la loi travail ?
a écrit le 26/06/2016 à 23:51 :
Le parti socialiste français essayerait donc de se racheter une place au soleil après son incapacité à revoir les traités avec Dame Merkel ? Faut pas rêver, je n'ai pas l'intention de retourner ma veste comme eux. Avec les vrais socialistes ? Peut-être.......
Réponse de le 27/06/2016 à 5:23 :
CHantal, je ne suis pas certain d'avoir compris ce que vous voulez dire., Cependant si vous pensez qu'avoir des convictions ou des opinions chevillées vous obligent à être dogmatique, vous vous trompez.
C'est bien la le problème de l'extrême gauche et de tous ceux qui détiennent la vérité...
Réponse de le 27/06/2016 à 5:23 :
CHantal, je ne suis pas certain d'avoir compris ce que vous voulez dire., Cependant si vous pensez qu'avoir des convictions ou des opinions chevillées vous obligent à être dogmatique, vous vous trompez.
C'est bien la le problème de l'extrême gauche et de tous ceux qui détiennent la vérité...
a écrit le 26/06/2016 à 23:31 :
Europanova a de très bonnes propositions pour l'Europe dont notamment plus d'éducation à l'école à propos de l'Europe qui est victime d'un déficit de connaissances. Le programme Erasmus a des retombées excellentes par exemple. On voit bien qu'au Royaume-Uni ce sont les plus âgés et les moins formés qui ont voté contre l'Union européenne avec pour résultat de faire éclater ce Royaume-Uni. Il faut faire en sorte que les thèses populistes et démagogiques puissent être repérés par des gens mieux formés. C'est aussi une occasion de ne pas imposer l'anglais systématiquement en Europe alors que les anglais la quittent.
Réponse de le 27/06/2016 à 13:32 :
bien d'accord avec vous.les populistes souvent peu éduqués se sont laissés embarquer par le Brexit.l'éducation est fondamentale dans une société.je propose aussi de redéfinir la place de l'anglais au profit de langues d'avenir(chinois et surtout arabe moderne).on ne sortira de cette crise que par le renforcement de l'europe actuelle et une mise en place dynamique des réformes structurelles.bravo a europanova et terranova qui nourissent et enrichissent les débats!
Réponse de le 27/06/2016 à 20:06 :
Là ,je ne suis pas d'accord : apprendre l'Anglais n'a rien à voir avec le Brexit.
n'oublions pas qu'aux USA on parle l'Anglais et les USA n'on jamais fait parti
de L' UE .de plus il est stupide de vouloir "punir" les Anglais,il le sont déja assez comme cela; Pourquoi dans ce cas ne pas apprendre l'Arabe.eux qui ne font pas partie de L'UE. Sans compter que l'UE est certainement responsable de cette triste situation.
a écrit le 26/06/2016 à 22:59 :
Le verrou, ce sera Schaüble et la droite de la CDU-CSU. Ils représentent la rente allemande.
a écrit le 26/06/2016 à 21:18 :
Dès qu'on aborde les questions de budget ou de fiscalité
(comme d'ailleurs les questions de circulation des personnes), on est dans la politique...et
la politique c'est au plus l'état nation. C'est là le coeur du problème de tous les traités
postérieurs au traité de Rome. D'abord il existe un traité de libre échange entre états (libre circulation des biens) ainsi
que des projets communs (Ariane...). C'est cela qu'il faut sauver en priorité en incluant bien sûr l'Angleterre.
Le reste suppose que les peuples
constituant les états nations approuvent des transferts de souveraineté politique et pour
l'instant ce n'est pas le cas. Donc dans le domaine de l'intégration politique sur un
périmètre plus restreint (zone euro par exemple), l'urgence est surtout
de poser le crayon et d'écouter les peuples.
Par ailleurs, toute la question est de savoir si demain la monnaie peut sortir de l'orbite politique, comme le mètre étalon ou le kilogramme poids. Nous pouvons le penser compte tenu des gros progrès de la technique (voir la bloc chain par exemple)...
a écrit le 26/06/2016 à 19:28 :
Quand on cherche, on trouve. Mais on n'est pas pour autant sorti des ornières.

La monnaie unique est un traquenard pour les économies les plus faibles. Le reconnaître c'est déjà bien, mais cela ne résout pas le problème de fond de l'ajustement.

Ensuite la crise de 2008 a amené 25 millions de chômeurs en plus en Europe et la crainte du chômage est un levier fondamental de l'Euroscepticisme. A défaut de proposer des emplois, l'UE doit garantir un revenu de survie et des garanties de soin.
Réponse de le 27/06/2016 à 10:51 :
Non, l'UE doit permettre de plein emploi, pas des revenus de brin. Je n'aime pas ce bloque politique qui se moque du sort de ses gens. L'emploi donne une dignité. Les subventions asservissent.
a écrit le 26/06/2016 à 18:33 :
Tant qu'ils ne supprimeront pas le pseudo-parlement européen, ils ne rétabliront pas le contrôle des peuples et des parlements nationaux sur les lois que leurs dirigeants négocient au sein du Conseil des ministres. Le "parlement" sert de point d'appui à la Commission pour faire foisonner les textes et aller dans tous les sens, en étant de pus en plus technocratique et en étendant sa bureaucratie. Et en plus ce "parlement" n'est constitué que d'élus recasés ou "de second rang", les "pointures" continuant à avoir une carrière nationale dans leur pays. L'Union Européenne est une organisation internationale régionale qui n'a pas besoin d'un second organe de délibération, en plus du Conseil des ministres.
Réponse de le 27/06/2016 à 5:26 :
VOus avez raison, cependant le projet européen doit être précisé Europe des nations ? Oú Europe fédérale avec des super régions ?
Pour ma part je souhaite ardemment une fédération.
Réponse de le 27/06/2016 à 5:26 :
VOus avez raison, cependant le projet européen doit être précisé Europe des nations ? Oú Europe fédérale avec des super régions ?
Pour ma part je souhaite ardemment une fédération.
Réponse de le 27/06/2016 à 5:26 :
VOus avez raison, cependant le projet européen doit être précisé Europe des nations ? Oú Europe fédérale avec des super régions ?
Pour ma part je souhaite ardemment une fédération.
Réponse de le 27/06/2016 à 5:26 :
VOus avez raison, cependant le projet européen doit être précisé Europe des nations ? Oú Europe fédérale avec des super régions ?
Pour ma part je souhaite ardemment une fédération.
Réponse de le 27/06/2016 à 10:54 :
Une Europe fédérale n'a aucun sens. Les Allemands n'ont pas la volonté de faire une armée commune. La fédération est donc vidé de son sens dés le début.
Réponse de le 27/06/2016 à 11:53 :
Vous continuez à prôner l'Europe des nations alors que les faits ont prouvé qu'elle ne marche pas :

Les gouvernements nationaux défendent les intérêts de leur pays, et à 28 ces intérêts finissent toujours pas être divergents. Une organisation avec 28 décideurs, c'est d'ailleurs toujours ingérable.

Par ailleurs, l'Europe est faite pour être puissante, afin de défendre les intérêts des européens. C'est sa raison d'être. Avec l'Europe des nations, vous rendez impossible la constitution d'une puissance puisqu'on offre la possibilité à nos adversaires d'exploiter nos divisions.

Bref, l'Europe des nations n'a aucun sens et son échec devient logiquement criant.

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