Royaume-Uni: le futur Premier ministre devra relever une économie fragilisée par le Brexit
Paul Marion
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La City, emblème d'une croissance britannique tirée par les services.
HENRY NICHOLLS
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La City, emblème d'une croissance britannique tirée par les services.
HENRY NICHOLLS
... manifestées plus tôt, plus fort et devraient durer plus longtemps qu'ailleurs. En cause : les conséquences inévitables du Brexit sur les chaînes de valeur.
Une économie plus prospère, plus robuste et plus souveraine. Telles étaient les promesses des partisans du Brexit. A commencer par Boris Johnson qui clamait dans ses spots de campagne que le Royaume serait à même de « libérer tout son potentiel » économique une fois affranchi du carcan réglementaire de Bruxelles. 18 mois après la sortie effective de la Grande-Bretagne de la communauté européenne, la prophétie de BoJo est loin d'être devenue réalité.
Les entreprises et les ménages britanniques sont englués dans une période chaotique, à l'instar de l'ensemble des pays occidentaux depuis le choc de la guerre en Ukraine. Sauf que les maux qui frappent les voisins du Royaume-Uni prennent des proportions plus importantes outre-Manche.
A commencer par l'inflation qui frôle les 10% (à 9,4% en juillet sur un an contre 6,1% en France, et 13% attendu en octobre). Le sujet monopolise la campagne des Tories qui doivent choisir qui, de l'ancien ministre des Finances Rishi Sunak ou de sa collègue à la diplomatie Liz Truss, deviendra le prochain Premier ministre. « La mécanique inflationniste s'est enclenchée de manière plus forte et plus rapide qu'ailleurs. Il y a eu une reprise post-Covid très dynamique dès 2021 marquée par de fortes pénuries de main d'œuvre, de marchandises bien avant la guerre en Ukraine », note la directrice de la recherche économique d'Allianz Trade Ana Boata qui rappelle que la hausse des prix de l'énergie a débuté au Royaume-Uni il y a plus d'un an.
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Sous le feu des révélations qui ont érodé sa légitimité politique, le gouvernement de Boris Johnson a tardé à prendre la pleine mesure de l'inflation et de ses conséquences. Sunak a longtemps rechigné quand il était Chancelier de l'Echiquier à ouvrir les cordons de la bourse. Avant de se résoudre à débloquer des milliards d'aides aux ménages sous la pression sociale. Les 37 milliards de livres des plans cumulés d'urgence ont essentiellement servi à compenser les pertes de pouvoir d'achat des Britanniques, sans s'attaquer à la racine du problème. A savoir les prix de l'énergie.
Paul Marion
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