Grèce: la Troïka veut des mesures supplémentaires en cas de besoin

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Les créanciers internationaux de la Grèce lui ont demandé vendredi de préparer des mesures d'économies supplémentaires, qui seraient votées rapidement mais ne seraient mises en oeuvre qu'en cas de besoin pour respecter les objectifs budgétaires prévus.
L'adoption de ces réformes, qui s'ajouteraient à celle déjà en négociation, permettrait le versement de nouveaux prêts à Athènes et ouvrirait la voie à l'ouverture de discussions sur un allègement du fardeau de la dette. L'idée de ces mesures optionnelles semble à même de mettre fin aux divergences entre la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) sur la capacité des réformes actuelles à assurer le respect des objectifs fixés.
Les mesures préventives devront être "crédibles, inscrites sans délai dans la loi, automatiques et fondées sur des facteurs objectifs", a souligné Jeroen Dijsselbloem.
L'ensemble de ces mesures devrait être en mesure de générer des économies équivalentes à 2% du produit intérieur brut, en plus de celles représentant 3% du PIB attendues des réformes déjà en discussions, a précisé Jeroen Dijsselbloem.
Les économies supplémentaires représentent la différence entre les estimations de la zone euro et celles du FMI sur l'excédent primaire (hors service de la dette) que la Grèce est capable de dégager en 2018. La zone euro pense en effet qu'Athènes est capable d'atteindre un excédent primaire de 3,5% cette année-là, alors que le FMI juge un chiffre de 1,5% plus réaliste.
Les mesures déjà en discussion incluent une nouvelle réforme des retraites, la création d'un fonds de privatisations et un plan de traitement des créances douteuses) à permettre d'atteindre cet objectif. On ignore pour l'instant quels domaines les mesures supplémentaires pourraient concerner.
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Le président de l'Eurogroupe a toutefois rencontré l'opposition du ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos. Ce dernier a ainsi déclaré que la Grèce ne pouvait légiférer sur des "mesures préventives" car la loi ne le permettait pas. Jeroen Dijsselbloem a cependant estimé qu'on pouvait trouver un moyen.
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Un accord sur l'ensemble des mesures -celles déjà en débat et les nouvelles- conduirait à une nouvelle réunion de l'Eurogroupe jeudi prochain pour approuver le tout et ouvrir une "discussion sérieuse" sur l'allègement du fardeau de la dette. Il n'est toutefois pas acquis qu'Athènes se plie à ces nouvelles demandes, même si la perspective de l'ouverture de discussions sur l'allégement de la dette est susceptible de faciliter le processus .
Fidèle à sa position, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a toutefois estimé que parler d'un allègement de la dette n'était pas une priorité.
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(avec Reuters)
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