Italie: l'échec de Conte précipite le pays vers de nouvelles élections

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Les fonds actions italiens ont subi des sorties nettes records
Stefano Rellandini

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Les fonds actions italiens ont subi des sorties nettes records
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Giuseppe Conte, choisi par le Mouvement 5 Etoiles (M5S, populiste) et la Ligue (extrême-droite) pour occuper la fonction de président du Conseil, a renoncé à former un gouvernement, a annoncé dimanche la présidence italienne après une rencontre entre Conte et le chef de l'Etat Sergio Mattarella.
Cette décision semble rendre inévitable la tenue de nouvelles élections législatives cette année, après que le scrutin du 4 mars n'a permis de dégager aucune majorité au Parlement et plongé l'Italie dans une impasse politique.
Sergio Mattarella a de nouveau refusé d'accepter que l'économiste Paolo Savona prenne le portefeuille des Finances, a-t-on appris de sources politiques dimanche, en raison notamment de son hostilité connue et déclarée pour l'euro et pour les institutions européennes.
"C'est un conflit institutionnel sans précédent", a déclaré le chef de file de la Ligue dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook.
Avant même la fin de la réunion entre Mattarella et Conte, Matteo Salvini avait annoncé, sans confirmer le veto présidentiel, que la seule solution désormais était la tenue de nouvelles élections législatives, probablement cette année.
Salvini et le dirigeant du M5S, Luigi Di Maio, se sont entretenus dimanche de manière informelle avec le président de la République afin de trouver une solution.
"Le problème est Salvona", a déclaré une source au sein de la coalition, précisant que l'économiste n'avait pas suffisamment adouci certaines de ses positions sur l'Europe. Paolo Savona, 81 ans, doute de la pertinence du maintien de l'Italie dans la zone euro.
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Selon le ministre de l'Economie sortant, le problème n'est pas Salvona mais le programme économique de la Ligue et du M5S. Ce programme n'est "clairement pas viable", a estimé dimanche Pier Carlo Padoan.
Sergio Mattarella ne s'est pas exprimé publiquement sur Savona, mais ses conseillers ont fait comprendre qu'il ne voulait pas d'un eurosceptique à la tête du ministère de l'Economie et qu'il n'accepterait pas que les partis lui forcent la main.
Giuseppe Conte avait déjà rencontré vendredi le chef de l'Etat et était ressorti de son entretien au Quirinal sans accord sur la formation de son équipe.
Les marchés s'inquiètent de la constitution d'un gouvernement eurosceptique dont la politique menacerait les fragiles finances publiques italiennes.
À lire également
Moody's Investors Service a annoncé vendredi avoir placé la note à long terme Baa2 de l'Italie sous surveillance avec implication négative. L'agence de notation craint les retombées sur les finances publiques des projets budgétaires de la nouvelle coalition au pouvoir.
(Avec Reuters)
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