Italie : Cottarelli, ex-FMI, remplace Conte et déclenche la fureur de la Ligue et du M5S

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Crise en italie, l'ex-fmi carlo cottarelli recu a la presidence
Tony Gentile

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Crise en italie, l'ex-fmi carlo cottarelli recu a la presidence
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L'Italie connaît depuis le 27 mai une nouvelle crise politique. Le Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste et anti-système) et la Ligue (extrême-droite) ont abandonné leur projet de former un gouvernement après le refus du président Sergio Mattarella d'avaliser leur choix de l'économiste eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, comme ministre de l'Économie (avec pour conséquence, également, le renoncement de Giuseppe Conte, le chef du futur gouvernement qui avait été choisi initialement par le M5S et la Ligue comme).
L'idée que l'Italie ne sera pas dirigée par un gouvernement hostile à l'euro a fait remonter les marchés lundi matin. Mais ils ont ensuite reperdu du terrain, réalisant qu'il ne s'agissait-là que d'une solution à court terme.
Le président italien Sergio Mattarella a nommé lundi l'économiste Carlo Cottarelli, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), à la tête d'un gouvernement de transition chargé de préparer le budget 2019 et d'organiser des élections législatives anticipées.
En l'état actuel des choses, il est très difficile que M. Cottarelli obtienne la confiance du Parlement, où la seule force ayant annoncé son soutien à ce gouvernement est le Parti démocrate (PD, centre gauche).
"Je voudrais souligner que le gouvernement resterait alors neutre (...). Je m'engage à ne pas être candidat aux prochaines élections et je demanderai le même engagement à tous les membres du gouvernement", a-t-il ajouté. Il a assuré qu'il présenterait son équipe gouvernementale "très rapidement".
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Carlo Cottarelli, ancien responsable du Fonds monétaire international (FMI), a assuré que la situation des comptes publics était actuellement "sous contrôle" et en a promis "une gestion vigoureuse". L'approche de son gouvernement sera résolument européenne, a-t-il également expliqué.
Dans une allocution télévisée, Sergio Mattarella a expliqué qu'il avait rejeté la candidature de Paolo Savona parce que celui-ci avait menacé de sortir l'Italie de la zone euro.
Sergio Mattarella a été aussitôt accusé par certains dirigeants du M5S et de la Ligue d'avoir trahi la Constitution et de répondre aux ordres des puissances européennes.
Luigi Di Maio, chef de file du M5S, a même demandé la destitution du président italien, mais Matteo Salvini a rejeté cet appel.
"Nous devons garder la tête froide (...) Certaines choses ne peuvent pas se faire sous le coup de la colère (...) Je ne veux pas parler de destitution", a déclaré Matteo Salvini dans une interview accordée à Radio Capital. Il a toutefois exprimé sa colère.
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"Ce n'est pas une démocratie, le vote populaire n'est pas respecté", a-t-il ajouté. "Les prochaines élections seront un plébiscite - la population et la 'vraie vie' contre les vieilles castes politiques et les grands serviteurs du spread", a-t-il dit, faisant allusion au "spread", l'écart de rendement entre les dettes italienne et allemande.
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(Avec AFP et Reuters)
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