Italie : Renzi engage la responsabilité du gouvernement sur la loi électorale

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Renzi a fait de cette réforme l'un des chantiers essentiels de son mandat.
Renzi a fait de cette réforme l'un des chantiers essentiels de son mandat. (Crédits : © Remo Casilli / Reuters)
Le président du conseil des ministres italien a préféré prendre le risque d'élections anticipées face au danger que son projet de loi soit enterré par des membres de son parti en cas de vote secret.

Matteo Renzi a finalement décidé d'éviter le risque que l'une des plus importantes, mais aussi difficiles, réformes de son gouvernement soit sabordée. Mardi 28 avril, jour où son projet de loi électorale devait être soumis à la Chambre des députés, après plus de 15 mois de discussions, le président du conseil a annoncé qu'il engagerait sa responsabilité devant le Parlement sur ce texte.

>>LIRE: Matteo Renzi veut imposer au parlement sa nouvelle loi électorale

"Tant que je reste ici, j'essaie de changer l'Italie"

L'"Italicum", qui vise à imposer un système électoral à deux tours afin d'assurer des majorités claires et éviter les blocages politiques, rencontre en effet l'opposition non seulement de Silvio Berlusconi, mais aussi d'une partie de la majorité. Si un groupe parlementaire avait demandé le vote secret, le projet aurait ainsi risqué de chavirer.

En engageant la responsabilité du gouvernement Renzi risque certes d'être désavoué, mais, le cas échéant, les prochaines élections anticipées seraient suffisamment proches pour qu'il puisse compter sur sa grande popularité. Dans un tweet, il a d'ailleurs lui-même souligné:

"La Chambre a le droit de me renvoyer à la maison, si elle le souhaite: c'est à ça que sert le vote de confiance. Tant que je reste ici, j'essaie de changer l'Italie".

Quelques députés du parti de Renzi voteront contre la confiance

La décision, annoncée par la ministre des Réformes institutionnelles, Maria Elena Boschi, après de premières votations sur le texte à la Chambre dans la matinée et une réunion éclair du Conseil des ministres, a bien sûr suscité de vives protestations de la part de l'opposition à la Chambre des députés, qui accuse Renzi de confisquer ainsi le débat.

Le Mouvement 5 étoiles réfléchit aux "actions extra-parlementaires" qu'il avait promis dans cette hypothèse. Quelques députés du parti de Renzi ont aussi déjà annoncé leur décision de voter contre la confiance.

Si approuvé, le texte entrera en vigueur le 1er juillet 2016.

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Commentaires
a écrit le 29/04/2015 à 10:50 :
Un Politique qui a du courage, bravo, on aimerait en avoir des comme ça ! !
a écrit le 29/04/2015 à 8:54 :
Si vous n'entendez pas de "protestation" de la commissions de Bruxelles, c'est qu'elle avantage la construction de cette Eurodictature!
a écrit le 28/04/2015 à 23:38 :
Au moins , il a du courage ! Il peut fusionner notre parlement et supprimer le conseil économique et social ...

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