L'avocat qui voulait s'opposer au Brexit met fin à la procédure légale

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Fervent opposant au Brexit, l'avocat Jolyon Maugham espérait obtenir de la CJUE la confirmation qu'un retour en arrière était possible, même après le début des négociations avec Bruxelles.
Fervent opposant au Brexit, l'avocat Jolyon Maugham espérait obtenir de la CJUE la confirmation qu'un retour en arrière était possible, même après le début des négociations avec Bruxelles. (Crédits : HANNAH MCKAY)
L'avocat fiscaliste espérait obtenir l'opinion de la CJUE sur la possibilité de revenir sur la décision d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne. Il a mis en avant les délais et les frais de procédure pour expliquer pourquoi il arrêtait son action lancée en Irlande, devant la Haute Cour de Dublin, et qui était soutenue par trois hommes politiques britanniques.

Un avocat britannique a annoncé lundi qu'il mettait fin à la procédure légale pour obtenir l'opinion de la Cour de justice de l'UE (CJUE) sur la possibilité pour le Royaume-Uni de revenir sur sa décision de quitter l'Union européenne.

"C'est avec regret que nous avons décidé, avec l'accord de l'Irlande, d'abandonner la procédure", a-t-il écrit sur son site waitingfortax.com.

Jolyon Maugham a mis en avant les délais et les frais de procédure pour expliquer pourquoi il arrêtait son action lancée en Irlande, devant la Haute Cour de Dublin, et qui était soutenue par trois hommes politiques britanniques.

"Pas de retour en arrière possible" pour May

Cet avocat fiscaliste espérait obtenir l'opinion de la CJUE sur la possibilité de revenir sur la décision d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui prévoit une porte de sortie pour un Etat membre souhaitant quitter le projet européen. La Première ministre britannique Theresa May avait déclaré qu'il n'y avait "pas de retour en arrière possible" en activant cette clause le 29 mars dernier, lançant ainsi officiellement le divorce avec l'UE.

Fervent opposant au Brexit, Jolyon Maugham espérait obtenir de la CJUE la confirmation qu'un retour en arrière était possible, même après le début des négociations avec Bruxelles. Il misait sur un retournement de l'opinion publique britannique qui pourrait exprimer des remords en voyant la facture du Brexit ainsi que ses conséquences sur leur vie quotidienne.

70.000 livres levées

L'avocat avait levé environ 70.000 livres (80.000 euros) sur le site de financement participatif Crowdjustice. Ils serviront à couvrir les frais déjà engagés et s'il reste des fonds, ils iront au soutien d'autres actions légales contre le Brexit ou à des œuvres de bienfaisance, a-t-il dit.

"Il est évident que le Brexit constitue un désastre. Je ne regrette pas d'avoir tenté de rendre plus facile la possibilité pour les Britanniques de changer d'avis", a-t-il écrit sur Twitter lundi en réponse à un message de soutien.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/05/2017 à 11:24 :
Il est tellement persuadé d'avoir raison qu'il pense que son avis vaut plus que celle de la majorité des électeurs, mais c'est un avocat fiscaliste, pas étonnant donc.

"Groupes de pression à l’assaut du Parlement: Quand les avocats d’affaires écrivent les lois" http://www.monde-diplomatique.fr/2013/01/GOANEC/48589
Réponse de le 30/05/2017 à 11:57 :
Les électeurs ne se sont pas prononcés sur la possibilité après avoir activé l'article 50 de revenir en arrière

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