La Commission et le Conseil signent l'accord de Brexit avant la ratification par le Parlement

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(Crédits : Tom Jacobs)
Les présidents de la Commission européenne et du Conseil ont signé, ce vendredi 24 janvier, l'accord de Brexit approuvé par le Royaume-Uni pour permettre sa ratification par le Parlement européen, a annoncé Ursula von der Leyen.

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil ont signé, ce vendredi 24 janvier, l'accord de Brexit approuvé par le Royaume-Uni pour permettre sa ratification par le Parlement européen, a annoncé Ursula von der Leyen. "Nous avons avec Charles Michel signé l'accord pour la sortie du Royaume-Uni, ouvrant la voie à sa ratification par le Parlement européen", a annoncé la présidente de la Commission européenne dans un message sur son compte tweeter.

Avec l'aval formel d'Ursula von der Leyen et de Charles Michel, le texte va maintenant être soumis au Parlement européen le 29 janvier pour ratification. Puis, jeudi prochain, les diplomates des États membres de l'UE approuveront par écrit l'accord, assurant ainsi le départ en bon ordre de la Grande-Bretagne le 31 janvier à minuit.

Lire aussi : Brexit: BoJo obtient le feu vert définitif du Parlement et met fin à 3 ans et demi de psychodrame

"Les choses vont inévitablement changer, mais notre amitié restera. Nous entamons un nouveau chapitre en tant que partenaires et alliés", a souligné le président du Conseil dans un tweet sur son compte officiel. Et il a ajouté, en français : "Je tiens à écrire cette nouvelle page ensemble". Le négociateur de l'UE, le Français Michel Barnier, a assisté à cette signature organisée tôt au siège de la Commission européenne à Bruxelles car le président du Conseil européen se rend ensuite à Tirana.

Période de transition jusqu'à la fin de l'année 2020

L'accord doit être envoyé à Londres pour être paraphé par le Premier ministre Boris Johnson. Elizabeth II a donné jeudi son consentement royal au texte réglant les modalités de la rupture après 47 ans d'un mariage tumultueux avec l'Union européenne. Le texte avait été adopté définitivement mercredi soir par le Parlement britannique. Le Parlement européen sera la dernière instance à se prononcer. Les élus membres de la commission des Affaires constitutionnelles ont recommandé jeudi soir à une très large majorité de 23 voix contre 3 de l'approuver lors du vote en plénière le 29 janvier.

Le travailliste britanniques Richard Corbett, un des trois élus européens ayant voté contre la recommandation en faveur du vote de l'accord par le Parlement européen, a dénoncé un "Brexit qui n'est plus depuis longtemps la volonté du peuple britannique". Il a assuré qu'il voterait à nouveau contre lors du vote le 29 janvier. Le départ officiel s'accompagne d'une période de transition jusqu'à la fin de l'année 2020. Le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles de l'UE durant cette période, sans toutefois prendre part aux décisions communautaires.

Il s'agit de permettre une sortie en douceur. Ce laps de temps doit aussi permettre aux deux parties de négocier leur future relation, en particulier un accord de commerce. Mais il est jugé particulièrement court pour une telle négociation.

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Commentaires
a écrit le 26/01/2020 à 13:48 :
Merci de ne pas diffuser mon précédent commentaire.Il n'y a pas de carte sur les plaques britanniques.Parfois seulement les étoiles européennes.
a écrit le 25/01/2020 à 11:10 :
La fin de la Dictature de Bruxelles de UE du dumping sociale financier pour nos amis anglais Bravo
Réponse de le 27/01/2020 à 17:25 :
Parlant de dictature...
-au référendum de 2016, où le leave a recueilli un peu moins de 52% mais avec une participation de 72%, seuls 38% des électeurs inscrits se sont exprimés en faveur du leave.
-aux législatives de décembre dernier les partis pro brexit (conservateurs, brexit party et ce qui reste de UKIP) n'ont pas atteint ensemble la barre des 50% des suffrages exprimés. Seul le mode de scrutin britannique majoritaire à un seul tour a permis à BoJo d'obtenir la confortable majorité absolue que l'on sait. Avec le mode de scrutin français à 2 tours (qui aurait permis aux anti-brexit de se regrouper entre les 2 tours) et a fortiori, à la proportionnelle, il n'en aurait rien été.
De quel côté est donc la dictature si on peut imposer une sortie de l'UE alors qu'il s'agit d'une option non clairement majoritaire dans le pays ?
Quant au dumping social, fiscal et financier, de façon certaine , il va au contraire considérablement s'accentuer au Royaume-Uni pour permettre à son économie de surnager.
a écrit le 24/01/2020 à 11:17 :
Qu' est ce qu' on rigole, le passage de témoin s' est fait dans la douceur, le Project Fear d' hier en tête de gondole de tous les médias subventionnés, de toutes les chaines conniventes en charge de ..charger le Brexit a fait pschitt ; les français tjrs en retard d 'une guerre n' ont plus qu' à observer, analyser et se ..barrer, UPR, Frexit, vite ..
Réponse de le 27/01/2020 à 17:31 :
regardez l'article des décodeurs du Monde ce jour
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/01/27/les-brexiters-ont-ils-eu-ce-qu-ils-voulaient_6027404_4355770.html
Non seulement les brexiters n'ont pas obtenu grand chose, mais il reste de très nombreuses questions en suspens à négocier... donc attendez un peu pour rigoler...
a écrit le 24/01/2020 à 10:32 :
"Dans les journaux, les éditoriaux allemands ou français sont sévères, ils dénoncent « une catastrophe historique » ou « un jour noir »."

Je ne mets pas le lien du journal dont j'ai tiré cet extrait de l'époque sinon ça se fera censurer mais voilà l'ambiance de notre classe politique et médiatique le 24 juin 2016 précisément.

Alors que finalement, comme nous pouvons amplement le constater, tout se passe très bien hein... :-)

David Cameron était il si "inconscient, irresponsable" que cela ? Je ne le pense pas.

Vite un frexit.
Réponse de le 28/01/2020 à 8:09 :
Cameron a disparu dans le séisme qu'il a provoqué... et quand même, il a fallu 3 ans pour décider d'un commun accord... qu'il fallait continuer à négocier pendant au moins un an, plus probablement 10 . Nul n'a aujourd'hui encore la moindre idée de ce que sera la future relation économie UE/UK. Même la permission des institutions financières britanniques à opérer dans l'UE est, selon l'accord d'octobre, révocable en tout instant et unilatéralement par l'UE si les méthodes britanniques ne sont pas conformes à ses normes. Le vrai talent de BoJo est d'avoir su faire prendre à son opinion publique ce qui est une bérézina britannique pour un succès.
Réponse de le 28/01/2020 à 14:44 :
@ moulin à vent imposé:

"Cameron a disparu dans le séisme qu'il a provoqué..."

Tout comme Theresa May et ça fait pas tilt dans ta tête ?

"et quand même, il a fallu 3 ans pour décider d'un commun accord..."

C'était la meilleure stratégie, la preuve, à employer contre ce gros tas de graisse incapable de se mouvoir de ce fait au début l'UE leur demandait de sepresser, 3 ans après l'UE leur demande d'aller moins vite. CQFD

"Nul n'a aujourd'hui encore la moindre idée de ce que sera la future relation économie UE/UK."

ET bla bla bla et bla blabla... Tu me fais le coup chaque année alors que chaque année confirme un peu mon analyse qui fait tellement peur ici il faut croire, l'UE est devenue tellement craintive qu'elle a peur de simples pensées. Faut pas s'étonner de se faire exploser dans tous les domaines hein...

Je lis pas le reste, tu me gonfles.

Signalé pour la deuxième fois.
Réponse de le 29/01/2020 à 21:32 :
Accessoirement BoJo est un fanfaron indécrottable. Si vous lisez l'article (récent et très bien fait des décodeurs du Monde), vous verrez que l'accord qu'il a accepté en octobre.... n'est guère différent de celui négocié par T. May, bonne fille, l'UE a accepté de changer quelques virgules pour lui permettre de sauver la face et de ne mourir qu'une fois dans un fossé (puisqu'il a dû quand même demander un report).

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