La Grèce adopte une série de lois pour satisfaire les créanciers

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La Grèce espère accéder à la première sous-tranche du plan d'aide d'un montant de 2 milliards d'euros.
La Grèce espère accéder à la première sous-tranche du plan d'aide d'un montant de 2 milliards d'euros. (Crédits : Reuters Yannis Behrakis)
Le parlement grec a approuvé plusieurs textes de lois qui doivent permettre le déblocage des premières tranches de l'aide internationale de 86 milliards d'euros définie cet été.

Le parlement grec a approuvé vendredi 6 novembre une série de lois prescrites par les créanciers internationaux du pays, trois jours avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui déterminera notamment si Athènes est en droit de recevoir une nouvelle tranche d'aide.

Première évaluation

La Grèce doit adopter un ensemble de mesures de réforme pour passer le test d'une première évaluation du respect des conditions attachées au versement du troisième plan d'aide de 86 milliards d'euros, défini cet été.

Une majorité des 300 élus du parlement grec a approuvé une une série de lois qui améliore le calcul des pensions, oblige la Grèce à respecter les règles européennes en matière d'efficacité énergétique, lève les obstacles à la privatisation du plus grand port du pays et supprime des rabais fiscaux pour les agriculteurs.

2 milliards d'euros débloqués

Le vote de ce texte était une étape importante en vue du possible déblocage de deux milliards d'euros d'aide, une sous-tranche d'un premier versement de 26 milliards d'euros.

Mais la Grèce et ses créanciers n'ont toujours pas trouvé un terrain d'entente sur la manière de régler efficacement le problème des créances toxiques des banques grecques.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 06/11/2015 à 19:16 :
Vivement que la France passe à la même moulinette pour satisfaire les singes de Bruxelles ! Ceux qui traitent les Grecs de "bordéliques", de "voleurs et de menteurs" pourront s'appliquer les mêmes qualificatifs !
a écrit le 06/11/2015 à 9:28 :
Là où un pays souverain "s'adapte", sous domination et chantage il se "réforme" au grès et désirs de ses maitres!
Réponse de le 06/11/2015 à 22:54 :
Dès l'instant qu'on s'endette au delà du raisonnable on abdique sa souveraineté. Ca fait des décennies que la Grèce (et bien avant de commencer à tricher pour se qualifier à l'€) accumule les déficits publics flirtant ou dépassant les 10 % du PIB par an. Les "maîtres" de la Grèce le sont bien malgré eux, qui lui ont prêté de l'argent au prix où eux-mêmes l'empruntent puisque la Grèce ne pouvait plus emprunter directement à taux supportable après la révélation de ses magouilles statistiques.
a écrit le 06/11/2015 à 8:56 :
c'est la moindre des choses qu'ils finissent par respecter le papier qu'ils ont signe!
Réponse de le 06/11/2015 à 11:09 :
Lorsqu'il y a vice de consentement, un contrat est nul!! Or, en l'espèce, on peut parler de dol et de violence, dont de vice du consentement!
Réponse de le 06/11/2015 à 12:51 :
@Churchill: tu vas un peu vite en besogne, car signer ne veut pas dire respecter :-) Un Grec à qui je demandais s'il avait payé son ENFIA (taxe foncière) m'a répondu qu'il n'avait jamais payé et qu'il continuerait dans la même voix :-) Le problème de la Grèce, c'est que c'est un pays bordélique où les gens ne respectent rien ni personne. C'est pas la démocratie, c'est la jungle. Je comprends donc que les créanciers, qui doivent le savoir, soient réticents à mettre encore de l'argent dans ce tonneau des Danaides :-)
Réponse de le 06/11/2015 à 22:56 :
@Patrickb : même avec Syriza la Grèce arrive à voter les lois indispensables. Le seul vrai problème est de savoir si Tsipras aura le courage et les moyens de les faire appliquer sans atermoiements ni concessions.

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