• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

La remontée des taux longs est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Photo de Antoine Patinet

Romaric Godin

Publié le 15 mai 2015 à 05:54

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les taux à 10 ans de la zone euro se sont rapidement redressés ces dernières semaines. Un signe positif pour la BCE, mais qui pose des problèmes pour l'avenir.

On s'était habitué à les voir inexorablement descendre, mais, depuis voici que les taux longs européens, qui semblaient se diriger de conserve vers zéro, se sont nettement redressés depuis quelques semaines. Là aussi dans un mouvement général. Le taux moyen du Bund allemand à 10 ans est ainsi passé en un mois de 0,16 % à 0,64 %, le 10-ans français de 0,42 % à 0,93 %, son homologue italien de 1,28 % à 1,82 %. Sur cette période, le rendement des principales dettes à 10 ans de la zone euro a progressé de 50 à 55 points de base (0,5 à 0,55 point de pourcentage). Dans le cas portugais, la hausse dépasse les 70 points de base, le cas grec restant évidemment très particulier.

Une baisse logique

Comment expliquer ce mouvement ? C'est d'abord le premier signe de réussite du plan de rachats d'actifs publics (plus connu sous le nom d'assouplissement quantitatif ou QE) lancé par la BCE début mars. Certes, on pourrait croire qu'en pratiquant des rachats massifs de titres obligataires à long terme sur les marchés, la BCE ferait ainsi baisser les taux, mais les expériences étatsunienne ou britannique ont montré qu'il n'en était rien. Dans ces deux pays, le phénomène a été le suivant : le marché anticipe le QE avant son lancement effectif et les taux baissent. Une fois le QE lancé, les investisseurs anticipent sa réussite, donc une remontée de l'inflation et une reprise économique. Les taux qui, rappelons-le, ne sont rien d'autres qu'une protection contre le risque d'une inflation future, remontent alors naturellement.

Le marché a dû se convaincre du succès du QE

Dans le cas de la zone euro, ce phénomène a été décalé par rapport aux expériences britannique et étatsunienne. Dans ces pays, les taux étaient remontés rapidement après le début effectif du QE, dans la zone euro, il a fallu attendre, les taux ayant continué leur descente pendant un mois et demi. Comme si les marchés devaient encore être convaincus par la BCE. Dans ce cadre, l'élément déclencheur de la vente des obligations d'Etat à long terme a été la nette remontée des indices d'anticipations d'inflation. Le principal d'entre eux, un de ceux les plus observés par la BCE notamment, calcule le taux d'inflation moyen attendu dans 5 ans sur les 5 années suivantes pour la zone euro (5 years on 5 years forward swap rate of inflation). Sa baisse sous les 2 % avait déclenché le branle-bas de combat à la BCE et finalement débouché sur le QE. Descendu jusqu'à 1,4 % en janvier, cet indice est remonté à 1,8 % en gagnant 20 points de base en un mois.

Progressivement donc, le marché accepte l'idée que le QE peut être un succès ayant un impact sur l'économie réelle, autrement dit sur la croissance. L'amélioration (encore timide) de la distribution du crédit en zone euro a fini par convaincre que les banques étaient prêtes à jouer le jeu du QE et que, pour la première fois depuis longtemps, la transmission de la politique monétaire à l'économie européenne, était assurée. Dès lors, il est logique que les marchés anticipent une amélioration de la croissance en zone euro. Les investisseurs recherchent alors des actifs plus aptes que les obligations d'État à « capter » cette croissance future, comme les actions ou les investissements directs. Ceci provoque donc un phénomène de vente des titres d'État qui fait remonter les taux.

Un renchérissement pour les Etats ?

Cette hausse des taux est donc une bonne nouvelle pour l'économie européenne. Elle montre que les marchés croient à une accélération de la reprise dans l'union économique et monétaire. Pour les États, il n'y a guère de raisons de paniquer. Certes, se refinancer sur les marchés sera plus coûteux. Mais les taux demeurent encore exceptionnellement bas d'un point de vue historique. Et, en théorie, la reprise de la croissance va permettre de compenser l'effet négatif de ce renchérissement du service de la dette sur les dépenses par de meilleures recettes. Du reste, les taux bas étaient devenus parfois un obstacle même au refinancement : l'Allemagne, par exemple, malgré son statut de référence peinait souvent à trouver preneur de ses adjudications. Le 6 mai, par exemple, le gouvernement fédéral n'avait pas réussi à placer que 3,9 milliards d'euros des 6,45 milliards d'euros de Bunds à 0 % qu'il entendait placer.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Une remontée généralisée

Reste un fait qu'il convient de souligner : cette remontée des taux européens n'est pas isolée. Elle s'observe également aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon. Outre-Atlantique, le taux à 10 ans est passé de 1,93 % à 2,24 % en un mois. Outre-Manche, le Gilt à 10 ans est passé de 1,59 % à 1,99 %. Enfin, au Japon, les emprunts d'Etat à 10 ans sont passés de 0,34 % à 0,45 %, ce qui est assez notable dans un pays où les taux bougent peu. Selon l'agence Bloomberg, en trois semaines, le marché mondial des obligations d'Etat s'est contracté de pas moins de 457 milliards de dollars, l'équivalent du PIB d'un pays comme la Belgique. L'effet QE de la BCE doit donc être relativisé. Il semble n'avoir eu qu'un effet amplificateur d'un mouvement mondial plus technique. La hausse des taux n'est donc qu'en partie basée sur des éléments fondamentaux. Les éléments purement techniques jouent un rôle clé dans le phénomène.

Effets techniques

Longtemps seuls actifs « acceptables » pour les investisseurs, les dettes publiques sont aujourd'hui devenues trop chères comme le souligne JP Morgan dans une note récente. Du coup, le marché est encombré de vendeurs et compte bien peu d'acheteurs aux prix actuels. D'où la correction. Ce phénomène est inquiétant, car s'il amplifie, il pourrait provoquer un « krach obligataire », une chute incontrôlée des prix des obligations (et donc une hausse incontrôlée des taux). La seule protection contre un tel emballement serait alors les banques centrales et leurs programmes de rachat d'actifs. Mais ceci rend encore plus délicat la sortie de la Réserve fédérale américaine du QE et le relèvement de ses taux. Quant à la BCE, il n'est pas certain que le programme actuel de QE soit suffisant pour faire face. On n'en est pas encore là, car les banques centrales veillent et assument la fonction de « filet de protection. » Mais c'est clairement une cause d'inquiétude pour l'avenir. Et c'est aussi pourquoi Mario Draghi est si empressé de souligner qu'il n'entend pas, malgré l'amélioration des anticipations d'inflation, stopper prématurément le QE.

Stabilisation ?

À lire également

  • La « vieille dame » résiste à la baisse des taux
  • La pénible avancée vers un marché européen des capitaux
  • Fed: une remontée des taux pour bientôt?
  • La longue histoire des obligations perpétuelles

Pour l'immédiat, cependant, les opérateurs parient plutôt sur une stabilisation ou une remontée plus lente des taux longs. Il est vrai que la reprise demeure fragile et que le marché n'est pas à l'abri de mauvaises nouvelles macro-économiques. L'Asie notamment montre plus que jamais des signes d'affaiblissement et le commerce mondial ralentit, limitant l'effet d'entraînement entre les zones économiques. L'optimisme actuel pourrait donc ne pas perdurer, relançant ainsi les rachats de dettes publiques et soutenant les taux. Sans compter que les rachats de la BCE maintiennent une pression baissière sur les taux.

Romaric Godin

Sur le même sujet

Après X et Temu, AliExpress est frappé par une amende record de 550 millions d'euros de l'UE pour non-conformité au DSA.

Produits illégaux et contrefaçons : l'UE inflige une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress

Le système de modération d'AliExpress est jugé « dramatiquement sous-dimensionné » par la Commission européenne, qui lui inflige 550 millions d'euros d'amende. La plateforme dispose de trois mois pour corriger ses failles face aux produits illégaux.

Premium
Consommation
De gauche à droite, Charles Kloboukoff, François Perrodo et Octave Klaba.

Le goût de l'excellence : quand les entrepreneurs se livrent à leur passion

LES PATRONS, CÔTÉ JARDIN (1/5). Derrière les empires entrepreneuriaux se cachent des passions insoupçonnées. De la voile à la chasse, en passant par le sport ou la musique, ces bâtisseurs de succès abordent leurs loisirs avec la même exigence. La Tribune raconte les passions d'entrepreneurs à succès.

Premium
Économie
La maison de composition de parfums familiale basée à Allauch, Technicoflor, a racheté l'entreprise grassoise Azur Fragrances.

Parfum : la croissance externe comme ancrage territorial, le pari de TechnicoFlor

En faisant l’acquisition d’Azur Fragrances, le spécialiste de la création parfumée récupère des implantations à Grasse et en Allemagne, deux territoires jusqu’alors non explorés. Une stratégie qui consolide encore un peu plus l’expansion à l’international et ouvre la perspective de nouvelles expertises.

Premium
Économie
Avec des retards de paiement déjà à 13-14 jours, la généralisation de la facturation électronique dès 2026 est un défi majeur. Cette réforme, bien que vertueuse à long terme, pourrait temporairement accentuer les tensions sur les trésoreries, notamment...

La réforme de la facturation électronique va bouleverser les délais de paiement des entreprises

La facturation électronique, généralisée dès le 1er septembre, promet de réduire les retards de paiement. Mais la transition risque d'aggraver la situation à court terme, fragilisant les trésoreries des TPE/PME déjà sous pression.

Premium
Économie
Au 1er septembre, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures grâce à une plateforme agréée par l’État, et les plus grandes devront aussi les émettre de cette façon.

Facturation électronique : les entreprises ne seront pas toutes prêtes au 1er septembre et Bercy le sait

À partir du 1er septembre, l’ensemble des 11 millions d’entreprises françaises devront pouvoir recevoir leurs factures par voie électronique. Moins d’une sur cinq est prête.

Premium
Économie
Au 10 Downing Street, la transition politique s'opère sur fond d'une économie britannique d'une extrême fragilité. Le nouveau Premier ministre, Andy Burnham, hérite d'une conjoncture complexe, entre croissance atone, inflation persistante et marges de...

Andy Burnham, Premier ministre : le pari du « roi du Nord » sur une ligne de crête économique

Officiellement installé au 10 Downing Street ce lundi 20 juillet, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham hérite d’une croissance mensuelle atone à 0,1 % en mai. Un sursaut technique qui cache la paralysie de l'appareil productif, pris en étau entre un conflit persistant au Moyen-Orient et l'absence totale de marge de manœuvre budgétaire.

Politique internationale
Erkki Keldo, ministre de l'Économie et de l'Industrie de l'Estonie.

Défense : « Nous soutiendrons le "Made in Europe"», Erkki Keldo, ministre de l'Économie de l'Estonie

ENTRETIEN - Longtemps méfiante vis-à-vis des préférences industrielles européennes, l’Estonie nuance aujourd'hui sa position à La Tribune. L'État balte, frontalier de la Russie, est désormais prêt à soutenir le « Made in Europe », « sans tomber dans une logique d'isolement », et à la condition que l'Union européenne tienne ses objectifs.

Premium
Politique internationale
L'Iran a annoncé dimanche avoir stoppé quatre navires tentant de franchir le détroit sans son autorisation, en immobilisant deux d'entre eux.

Guerre au Moyen-Orient : ce qu'il faut retenir de ce dimanche

Le conflit entre Washington et Téhéran franchit un nouveau seuil d'intensité. Nouvelles frappes américaines, représailles iraniennes contre les alliés des États-Unis dans le Golfe, attaque d'un site nucléaire en construction et trafic toujours perturbé dans le détroit d'Ormuz : retour sur les principaux développements de ce dimanche.

Politique internationale