Le Covid a-t-il eu la peau du parlement européen à Strasbourg?
Olivier Mirguet
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L'hémicycle strasbourgeois du Parlement européen restera inoccupé du 14 au 17 septembre.
Reuters
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L'hémicycle strasbourgeois du Parlement européen restera inoccupé du 14 au 17 septembre.
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Dans la bataille du siège qui oppose Strasbourg et Bruxelles pour l'accueil des sessions plénières du Parlement européen, la capitale belge a trouvé malgré elle un nouvel allié : le Covid. Le 8 septembre, la raison sanitaire a contraint le président du Parlement David Sassoli à annoncer l'organisation à Bruxelles de la prochaine session de son assemblée. Une session d'importance, du 14 au 17 septembre, dont l'ordre du jour comprend le discours sur l'état de l'Union par la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. "Nous sommes très attristés par cette décision, mais le transfert de l'administration du Parlement européen exigerait que tout le personnel soit mis en quarantaine à son retour à Bruxelles", a rappelé David Sassoli.
"Ce ne sont pas les Belges qui ont classé le Bas-Rhin en rouge, c'est le préfet !", rappelle-t-on dans l'administration du Parlement européen. Un arrêté préfectoral jugé maladroit, à Strasbourg, par certains élus défenseurs du siège : le Parlement ne reviendra pas tant que les indicateurs de santé publique ne seront pas revenus, a minima, à la couleur orange. La prochaine session, le 5 octobre, est déjà compromise.
Dans l'économie strasbourgeoise, chaque session manquée représente un manque à gagner chez les professionnels de la restauration, de l'hébergement, des transports. Le Parlement n'a plus siégé en Alsace depuis le mois de mars, soit six sessions manquées, toutes déplacées à Bruxelles ou organisées à distance. "Je suis surpris par le peu de virulence des réactions de la part des Français. Chacun a fait son post sur Facebook, et voilà", s'étonne Sylvain Waserman, député (LaREM) du Bas-Rhin et vice-président de l'Assemblée nationale. Les élus locaux et lobbies strasbourgeois, professionnels, associatifs ou hôteliers, n'ont guère fait entendre leurs voix au-delà de l'entre-soi ou des médias locaux. Le secteur du tourisme, en état de choc face à la crise du Covid, espérait se refaire une santé en accueillant les parlementaires, leurs assistants et les personnels qui gravitent autour de la session plénière. Soit a minima 3.000 chambres occupées. Il n'en sera rien.
Olivier Mirguet