Le marché du travail européen est capable d'absorber l'arrivée des réfugiés, dit l'OCDE

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Le marché du travail en Europe "a la capacité d'absorber" les flux actuels de réfugiés, estime jeudi 12 novembre l'OCDE tout en soulignant les "incertitudes importantes quant à l'évolution des arrivées". L'organisation évoque deux "hypothèses de travail" (haute et basse) pour "évaluer les conséquences possibles à moyen terme" sur le marché du travail de la crise humanitaire actuelle.
Le scénario "prudent" table ainsi sur 680.000 entrées supplémentaires sur le marché européen du travail d'ici à décembre 2016, "soit 0,3 % de la population active de l'UE". Selon le scénario à hypothèse haute, l'impact cumulé de l'afflux d'ici à la fin 2016 ne représenterait que 0,4 % de la population active, "soit moins d'un million de nouveaux arrivants".
Il s'agit là d'une "note positive" qu'un certain nombre de facteurs "pourraient toutefois tempérer", ajoute l'Organisation de coopération et de développement économiques: la concentration des réfugiés dans certains pays, leur surreprésentation dans certains secteurs, le retour ou non des déboutés de l'asile, et surtout la capacité à intégrer les réfugiés sur le marché du travail.
Face à cette situation, les pays de l'OCDE ont revu à la hausse les fonds alloués au traitement des demandes d'asile et à l'accueil des réfugiés: cela représentera en 2016 +0,5% du PIB en Allemagne, +0,3% en Autriche, +0,9% en Suède.
Elles devraient ainsi doper la demande globale dans les économies européennes de "0,1 à 0,2% du PIB environ en 2016 et en 2017", ajoute la note.
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Les actions prises face à la crise "doivent être poursuivies et, dans certains cas, renforcées", avec pour objectif "de faciliter l'intégration des réfugiés et de leurs enfants et de commencer à rétablir la confiance sur la question des migrations", a estimé le secrétaire générale de l'OCDE, Angel Gurria.
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(Avec AFP)
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