Le Royaume-Uni ne gardera pas « un pied » dans l’UE

La première ministre britannique Theresa May a déclaré que la possibilité d’un second référendum ou toute autre tentative « de garder un pied dans l’UE » avait été écartée.

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Theresa May a fermement écarté la tenue d'un second référendum  sur la sortie du Royaume-Uni.
Theresa May a fermement écarté la tenue d'un second référendum sur la sortie du Royaume-Uni. (Crédits : © POOL New / Reuters)

Pas de demi-mesure pour le Brexit. C'est en substance le message envoyé par la Première ministre britannique, lors d'une réunion à Chequers  où les ministres ont été invités à proposer des « plans d'action » pour le Brexit.

Theresa May a fermement écarté la tenue d'un second référendum  sur la sortie du Royaume-Uni. Cette décision semble être une réponse au parti travailliste, qui doit élire son nouveau dirigeant, et dont une partie réclame une nouvelle consultation.

Si Jeremy Corbyn, actuel chef de file du parti et favori s'est exprimé en faveur de l'activation de l'article 50, son concurrent Owen Smith a promis qu'il y aurait un second référendum au sujet des conditions du Brexit.

« Nous devons continuer à être fermes sur le fait qu'un Brexit signifie qu'il y aura un Brexit, et que ce sera un succès », a  souligné Theresa May. « Il n'y aura donc pas de second référendum, aucune tentative pour garder un pied dans l'UE, nous irons jusqu'au bout. »

En répétant qu'« un Brexit signifie qu'il y aura un Brexit », la Première ministre semble répondre au commentaire du commissaire Günther Oettinger, qui a déclaré le 30 août qu'il « ne parier[ait] pas sur un Brexit ».

Les ministres sont cependant en désaccord sur la signification du Brexit : une relation « sur mesure » avec l'UE, une association européenne de libre-échange, un accord similaire à la Norvège ou à la Suisse ou un modèle complètement différent.

>> Lire : Theresa May réclame un plan d'action pour sortir de l'UE

Le bureau des Affaires étrangères semble vouloir conserver l'accès au marché unique, avec quelques légers changements sur la libre-circulation des personnes. Au contraire, le bureau de l'Intérieur semble privilégier la limitation de l'immigration.

Les trois ministres responsables des procédures du Brexit ont passé l'été à débattre et redéfinir leur département respectif. Les Affaires étrangères sont à présent entre les mains de Boris Johnson, tandis que Liam Fox gère le Commerce international et David Davis la Sortie de l'UE.

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Par Matthew Tempest, EurActiv.com (traduit par Céline Nguyen)

(Article publié le jeudi 1er septembre 2016 à 9:42 ; mis à jour à 13:39)

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Commentaires 4
à écrit le 02/09/2016 à 7:36
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Les politiciens britanniques défendent l'intérêt du Royaume-Uni. Les politiciens français défendent l'intérêt de l'Union Européenne. C'est bien ça le problème et la source des incompréhensions...

à écrit le 01/09/2016 à 23:10
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Gardera pas un pied, mais a du mal a les enlever...

à écrit le 01/09/2016 à 20:54
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Aucune concession économique doit être octroyée au RU et surtout à la City qui devra perdre ses entrées et ses avantages sur le marché financier de l'Union. Toute concession serait le début de dominos de l'Union. Je pense que la sortie du RU de l'...

à écrit le 01/09/2016 à 19:13
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Quel gâchis ! En attendant on a tous déjà perdu des dizaines de milliards à cause de cette décision prise sur un coup de tête. D'ailleurs, plus on cherche ce qui q réellement motive ce vote inattendu et plus on en vient à la conclusion que c'est pour...

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