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Frappée depuis 2011 par une cure d'austérité et récemment rattrapée par une baisse de ses revenus, la BBC compte sur le rattrapage télé pour combler un trou dans ses finances de 150 millions de livres (178,7 millions d'euros).
À compter de ce jeudi 1er septembre, il est désormais obligatoire de s'acquitter de la "licence TV" (la "TV Licence" au Royaume-Uni est l'équivalent de notre "contribution à l'audiovisuel public", ex-redevance audiovisuelle, en France) pour pouvoir regarder à la demande les programmes et émissions de la BBC, y compris sur le site de streaming BBC iPlayer. Ce service reste limité aux personnes résidant au Royaume-Uni.
Face à l'évolution des usages qui ont entraîné une baisse de ses revenus, la BBC a dû s'adapter. Les jeunes sont ainsi en majorité concernés par ce changement car ne regardant que peu les programmes sur un téléviseur classique. Parmi les 16-34 ans, la moitié consulte la BBC sur des terminaux mobiles, selon une étude de l'OfCom, l'équivalent outre-Manche du CSA.
Fixée à 145,50 livres (49 livres pour les télévisions en noir et blanc) depuis 2010, la redevance audiovisuelle britannique s'appliquait jusqu'ici comme en France, c'est-à-dire pour toute personne regardant ou enregistrant des programmes TV de toute chaîne diffusés en direct, et ce, peu importe le canal de diffusion.
Regarder en rattrapage sur iPlayer était donc considéré comme une façon d'éviter la redevance audiovisuelle, qui constitue pourtant 96% des revenus du premier groupe audiovisuel mondial (chiffres 2013/2014).
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Désormais, une page s'ouvrira lorsqu'un-e utilisateur-trice désire regarder un programme en rattrapage sur iPlayer, afin qu'il-elle confirme posséder une licence. Le groupe de télévisions publiques vérifiera ensuite ces informations. En cas de fausse déclaration, l'amende peut atteindre 1.000 livres.
Pour l'heure, l'institution attend de voir les effets de ses techniques de vérification avant d'envisager des mesures restrictives, comme rendre obligatoire d'entrer le numéro de licence TV sur son profil iPlayer, a expliqué une source de la BBC au Guardian.
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Cette expérimentation devrait être particulièrement suivi dans l'Hexagone, où le gouvernement a envisagé maintes fois d'étendre la contribution à l'audiovisuel public -fixée en 2016 à 137 euros- aux PC, tablettes et smartphones sans jamais l'adopter. En 2009, une étude du Sénat portant sur l'élargissement de l'assiette de la CAP aux foyers équipés d'un ordinateur mais pas d'un téléviseur estimait que cela pourrait rapporter entre 14 et 24 millions d'euros, soit moins de 1% des recettes de la redevance audiovisuelle à l'époque.
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