Migrants : Frontex refuse de porter seule le chapeau

Frontex voit une pression migratoire toujours forte en 2018
FRANCOIS LENOIR

Frontex voit une pression migratoire toujours forte en 2018
FRANCOIS LENOIR
« En 2015, 1,2 million de personnes sont entrées irrégulièrement dans l'Union européenne (UE). En 2018, fin juillet, nous en sommes à environ 75.000 entrées irrégulières. » Ce n'est pas une ONG qui le dit, mais le directeur de Frontex, Fabrice Leggeri, à la tête de l'Agence européenne des garde-côtes et des garde-frontières.
Dans une interview accordée aux journaux du groupe Ebra ce 23 août 2018, le Français déclare notamment qu'« il n'est plus question de laisser des Etats (membres de l'UE, ndlr) gérer seuls des situations de crise » avant d'ajouter presque aussitôt : « Les Etats-membres doivent prendre davantage de décisions effectives d'éloignement, qui soient mieux mises en œuvre. »
Sur le plan de la sécurité, Fabrice Leggeri assure ainsi que « tous les arrivants sont enregistrés et contrôlés avec des bases de données européennes et certaines bases nationales » tout en appelant les pays européens à davantage expulser de migrants illégaux :
Les institutions européennes devront y prendre leur part, explique encore le directeur de Frontex :
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A neuf mois des élections européennes en France et dans les vingt-six autres pays membres - le Royaume-Uni en étant dispensé pour cause de Brexit -, le thème des migrations s'invite déjà dans les discours officiels de l'UE. Il y a donc fort à parier que les partis politiques au pouvoir ou d'opposition feront campagne sur ce thème, renvoyant cette responsabilité à la seule Union européenne, alors qu'à l'échelle de leur nation, beaucoup peuvent déjà agir.
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