Pétrole russe : Zelensky réclame à son tour de nouvelles sanctions européennes
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Le président ukrainien Volodimir Zelensky.
LTD / Thomas Peter / Reuters
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Le président ukrainien Volodimir Zelensky.
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A peine 24 heures après le mot d'ordre de Trump sur l'arrêt d'achat de pétrole russe par les Européens, Volodimir Zelensky lui emboîte le pas. Le président ukrainien a appelé les alliés à arrêter d'acheter du pétrole russe et à ne pas "chercher d'excuses" pour éviter d'imposer des sanctions à la Russie.
De fait, en dépit de l'embargo mis en place fin 2022, les Vingt-Sept importent toujours des produits pétroliers raffinés à partir de brut russe, contournant ainsi les sanctions.
"Il est nécessaire de réduire la consommation de pétrole russe, ce qui réduira assurément la capacité de la Russie à combattre. Nous pouvons entendre la position des États-Unis, qui devrait être entendue par tous ceux qui décident encore de s'approvisionner auprès de la Russie plutôt qu'auprès d'autres partenaires", a-t-il ajouté.
Juste avant, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis n'imposeraient des sanctions à Moscou que lorsque tous les pays membres de l'Otan consentiraient à faire de même.
Or, pour financer sa défense en 2026, l'Ukraine a besoin de plus de 100 milliards d'euros, en pleine invasion russe, a déclaré samedi son ministre de la Défense, Denys Chmygal.
"Si la guerre continue, nous aurons besoin d'un minimum de 120 milliards de dollars pour l'année prochaine", a-t-il déclaré, à un moment où les efforts de paix, pilotés par Washington, sont dans l'impasse.
Même dans l'hypothèse d'un arrêt des combats, "nous aurons besoin d'une somme un peu moins importante" pour "maintenir notre armée" à niveau en cas de nouvelle attaque russe, a-t-il ajouté lors de la conférence annuelle Yalta European Strategy à Kiev.
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Le ministre n'a pas précisé quelle part de cette somme allait pouvoir obtenir par ses propres moyens l'Ukraine, confrontée depuis février 2022 à une invasion russe dévastatrice et extrêmement dépendante du soutien militaire et économique extérieur.
Les États-Unis, qui étaient le principal fournisseur d'armes de l'Ukraine sous la présidence de Joe Biden, ont cessé ce soutien après l'arrivée au pouvoir en janvier de son rival, Donald Trump. Les livraisons américaines dans ce domaine doivent désormais être payées par les alliés européens de Kiev.
Selon elle, "un jour de guerre coûte 172 millions de dollars" à l'Ukraine actuellement contre 140 millions de dollars il y a un an.
La Russie a dépensé 150 milliards de dollars pour la guerre l'an dernier, un montant que Kiev "ne peut pas égaler", a encore soutenu la députée.
"Si nous dépensons moins d'argent que la Russie, alors nous commencerons à payer avec nos territoires et, plus important, avec nos vies", a de son côté renchéri M. Chmygal.
Il a plaidé en faveur de l'utilisation de quelque 250 milliards d'euros, incluant 210 milliards d'euros se trouvant en Belgique, d'actifs russes gelés en Occident depuis le début de l'invasion, afin de financer la défense ukrainienne.
Au grand dam de Kiev, les Occidentaux ont jusqu'ici refusé de le faire.
Mercredi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l'Union européenne allait utiliser les intérêts de ces avoirs pour accorder un nouveau "prêt de réparation" à l'Ukraine mais sans toucher à ces actifs eux-mêmes.
Dans le même temps, Moscou continue de jouer avec les nerfs des pays de l'OTAN. Après la Pologne, la Roumanie a affirmé samedi que son espace aérien avait été violé par un drone au cours d'une attaque russe contre des infrastructures en Ukraine voisine, quelques jours après que Varsovie a dénoncé l'entrée de drones russes sur son territoire.
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L'armée roumaine a dépêché dans la soirée deux avions de combat F-16 pour surveiller la situation en liaison avec ces bombardements sur le sol ukrainien qui ont "détecté un drone dans l'espace aérien national", a expliqué dans un communiqué le ministère de la Défense.
(Avec AFP et Reuters)
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