Plus d'entreprises européennes sont sous pression opérationnelle et financière
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Tous les ans, le BCG prend la température des entreprises européennes en difficulté. (Photo d'illustration.)
Reuters
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Tous les ans, le BCG prend la température des entreprises européennes en difficulté. (Photo d'illustration.)
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Les mauvaises nouvelles passent mieux quand on les annonce d'emblée. Dans le cadre de la santé financière des entreprises européennes, en 2024 et courant 2025, inutile de détourner le regard. « La situation est inquiétante », estime Maxime Zarka, partner au Boston Consulting Group (BCG) et membre de la practice française « Transform & Special Situations », qui traite avec les entreprises en procédure collective.
Tous les ans, le BCG prend la température des entreprises européennes en difficulté. La santé du bilan et la performance de près de 2 000 ETI et grands groupes sont scrutées avec attention.
Selon la méthodologie du cabinet de conseil, qui se penche sur une douzaine d'indicateurs financiers et opérationnels, près de 6,3 % des entreprises européennes font face à d'énormes pressions de restructuration en 2025. Sous-capitalisées, sous-performantes, elles sont menacées d'extinction si elles ne se transforment pas. C'est 0,4 point de plus qu'en 2024, et 1 point de plus qu'en 2023. Selon l'étude, cela représente près de 3,6 millions d'emplois, fragilisés par la mauvaise santé financière de leurs employeurs, et près de 317 milliards de dollars de produit intérieur brut à l'échelle européenne.
Un peu moins en danger, mais faisant face à des vents contraires 17,7 % des entreprises européennes font face à des performances déclinantes et ont un besoin croissant d'optimiser leur bilan.
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Quant aux faillites d'entreprises, le rattrapage « post Covid-19 » se poursuit et se prolonge. En 2024, les faillites ont crû de 10 %. C'est 28 % de plus que par rapport à 2022 et 18 % de plus qu'en 2018. Le problème est que 2024 « est déjà un point haut historique, par rapport aux six dernières années du point de vue de la pression financière et opérationnelle que subissent les entreprises », note le consultant. La fragilité globale des entreprises reste donc au-dessus de son niveau antérieur à la pandémie.