• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Portugal : Mário Soares, un des pères de la démocratie, est mort à 92 ans

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 07 janvier 2017 à 16:07 - Mis à jour le 07 janvier 2017 à 16:40

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 6

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Figure de la transition démocratique portugaise, deux fois chef du gouvernement et deux fois président de la République, l'ancien dirigeant socialiste portugais est décédé à Lisbonne ce samedi 7 janvier 2017.

L'ancien premier ministre et président de la République du Portugal, Mário Soares est mort ce samedi 7 janvier à Lisbonne. Son état s'était fortement dégradé avant Noël. Avec Mário Soares s'éteint, à 92 ans, une figure qui incarne une époque de l'histoire du Portugal, celle de son intégration européenne. Mais c'est aussi une figure de la social-démocratie européenne triomphante qui disparaît, celle qui, dans la foulée de Felipe González en Espagne, d'Andréas Papandréou en Grèce, de François Mitterrand en France et de Bettino Craxi en Italie, a dominé l'Europe méridionale des années 1980 et qui, trente ans plus tard, semble lentement agoniser.

L'opposant

Mario Soares est né le 7 décembre 1924 à Lisbonne, fils alors illégitime d'un prêtre défroqué devenu militant républicain et brièvement ministre des Colonies en 1919, José Soares. Après l'établissement d'une dictature militaire en 1926, vient en 1932 l'Estado Novo, le régime autarcique et fascisant d'António de Oliveira Salazar qui met à l'écart José Soares. Son fils sera naturellement un opposant de la première heure au régime. Arrêté douze fois, la première en 1949, il fera trois ans et demi de prison en tout. Il mènera cependant des études de Lettres et de Droit et se fera l'avocat des prisonniers politiques, notamment du chef du puissant Parti communiste portugais (PCP), Álvaro Cunhal. Lui-même sera longtemps proche du PCP avant de s'en éloigner en 1955 pour rejoindre la tendance socialiste réformiste. En 1964, il fonde l'Action socialiste portugaise (ASP) qui deviendra en 1973 le parti socialiste (PS). Arrêté à nouveau en 1968 et déporté dans l'île de Sao Tomé, alors colonie portugaise dans le Golfe de Guinée, il est autorisé deux ans plus tard à s'exiler en France où il rejoint les opposants portugais au régime salazariste ainsi que les socialistes espagnols et grecs qui se trouvent à Paris et ont fui le franquisme et le régime des Colonels.

Le « père de la démocratie » portugaise

La Révolution des Œillets le 25 avril 1974 met fin à la plus vieille dictature d'Europe et ramène Mário Soares au Portugal. Figure incontournable de l'opposition démocratique, il occupe dans les trois premiers gouvernements provisoires le poste de ministre des Affaires étrangères où, notamment, il participe à la décolonisation des possessions africaines du Portugal. Mais la chute du régime salazariste ouvre une lutte pour le pouvoir entre les militaires qui ont mené la révolution et qui tendent à instaurer un régime socialiste et les forces politiques organisées qui tentent d'imposer une démocratie libérale. Ce combat va durer deux ans et Mário Soares, qui a fondé le Parti socialiste (PS) portugais en 1973, va jouer un rôle central dans la victoire du parlementarisme et la mise à l'écart des comités révolutionnaires, notamment après l'échec du coup d'Etat de septembre 1975. Après la victoire du PS lors de l'élection à l'assemblée constituante d'avril 1975 puis lors des premières élections générales d'avril 1976, Mário Soares devient premier ministre en juillet 1976.

Le choix de la rigueur

L'orientation réformiste choisie par Mário Soares rend alors impossible toute alliance avec le PCP et le premier ministre doit se contenter d'un gouvernement en minorité, toujours à la merci d'une motion de défiance. Or, confronté à la crise économique encore aggravée par les troubles qui ont suivi la révolution, le gouvernement socialiste entreprend une politique d'austérité qui le rend impopulaire et conduit à son renversement en janvier 1978. Mário Soares tente alors une « grande coalition » avec les Conservateurs qui échoue et il doit se retirer en août 1978, quelques mois avant une cinglante défaite électorale en 1979. Cinq ans avant François Mitterrand, Mário Soares est le premier dirigeant socialiste à faire le choix de la « rigueur » en Europe méridionale et à engager un tournant programmatique vers une « politique de l'offre ».

Ayant coupé les ponts avec sa gauche, il construit une coalition avec les conservateurs après sa victoire aux législatives d'avril 1983. Cette alliance de "bloc central" dure plus de deux ans. Là encore, il faut procéder à une austérité sévère après avoir appelé à l'aide le FMI. Cette expérience débouche donc à nouveau sur une cinglante défaite électorale en 1985 où le PS perd près de dix points. Mário Soares peut cependant s'enorgueillir d'être celui qui a réalisé l'intégration européenne du Portugal. Après avoir lancé la candidature à la Communauté économique européenne (CEE) en 1977, il est le premier ministre qui achève les négociations qui permettront l'adhésion du pays, de conserve avec l'Espagne, le 1er janvier 1986.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Deux fois président de la République

Politiquement, sa carrière active est cependant déjà terminée. En 1986, il se présente à la présidence de la République, poste largement honorifique au Portugal et souvent réservé à des personnalités en fin de carrière. Largement devancé au premier tour, de près de 15 points par le Conservateur Diogo Freitas do Amaral, il l'emporte au second tour avec 50,7 % des voix. Une courte victoire qui lui ouvre les portes d'une nouvelle stature plus consensuelle de « père de la démocratie portugaise ». En 1991, il est ainsi réélu au premier tour avec 70,3 % des voix.

Deux derniers échecs

Lorsqu'il quitte le palais présidentiel, les Socialistes portugais, sous la direction d'António Guterres, connaissent leur âge d'or et dominent la politique portugaise. Mário Soares, nullement rassasié par ses deux mandats présidentiels, veut la part de cette gloire et dirige, en 1999, la liste des Socialistes portugais eux élections européennes qui remporte 44 % des voix, un score conforme à ceux des élections législatives. Mais le fondateur du PS voit plus haut : il veut le « perchoir » de Strasbourg, la présidence du parlement. Il échoue devant une candidate de droite sans envergure mais fermement soutenue par les Libéraux et les Conservateurs, Nicole Fontaine. Ce dernier échec devant une candidate inconnue laisse Mário Soares amer : figure de la transition démocratique et de l'intégration du Portugal dans l'Europe, il n'est pas parvenu à s'imposer comme une figure au-delà des partis en Europe.

En 2006, à plus de 81 ans, Mário Soares annonce sa candidature à un nouveau mandat de président de la République. Cette candidature est le fruit d'une querelle interne au PS où l'ancien fondateur voit son influence décroître. Cette fois, l'échec est terrible : l'ancien président termine troisième avec seulement 14 % des voix. Il quitte la vie politique portugaise « avec le sens du devoir accompli », affirme-t-il, mais par la petite porte. Les Portugais ont refusé de lui accorder pour la troisième fois la direction d'un Etat démocratique qu'il aura contribué à instaurer. Le vieil homme est donc rentré dans une vie privée dont il n'hésitait pas régulièrement à sortir, cependant.

Le monde de Mário Soares s'effrite

Et lentement, le monde qu'il a contribué à construire s'effrite. Globalement, la social-démocratie européenne qu'incarnait Mário Soares est en crise profonde. L'intégration européenne a perdu de sa superbe, même si elle reste très populaire au Portugal. Le pays a ainsi payé cher la crise de la dette souveraine qui la frappe à partir de 2010. C'est un des pays de l'union monétaire à connaître la plus faible croissance par habitant depuis 1999 et sa reprise est faible et poussive : la productivité est atone et l'endettement public et privé est immense, près de 400 % du PIB.

Artisan de l'alliance de gauche

Après les élections d'octobre 2015, le PS a rompu avec la stratégie initiée par Mário Soares et a préféré construire un gouvernement minoritaire avec l'appui de la gauche radicale, Bloc de Gauche et PCP, que de soutenir les Conservateurs. Ce premier renversement des alliances depuis 1975 a été un événement au Portugal. Paradoxalement, le vieil homme avait contribué à ce rapprochement, effrayé par la politique mené par le troïka et le gouvernement de droite de Pedro Passos Coelho. L'ancien dirigeant socialiste avait donc retrouvé de la popularité à gauche lorsqu'en 2013, il avait participé à une rencontre des gauches et proclamé qu'il y avait une "alternative à l'austérité". Malgré l'âge, il avait su s'adapter aux conditions nouvelles de son pays.

Du reste, ce changement d'alliances ne s'est pas accompagné d'une forte « gauchisation » du PS, loin de là : le gouvernement d'António Costa reste attaché à la consolidation budgétaire demandée par Bruxelles. Mais le PS a retrouvé la volonté de corriger l'austérité excessive des Conservateurs, là aussi dans un mouvement qui tranche avec les choix de Mário Soares en 1976 et 1983, mais aussi dans un contexte différent. Et, pour le moment, ce choix est assez favorable au PS qui est à nouveau en tête dans les sondages après des années de mauvais scores, ce qui constitue un cas quasi unique en Europe. Même si la situation est fragile : les taux portugais sont fortement remontés et menacent l'équilibre précaire trouvé par ce gouvernement.

À lire également

  • Portugal: le péril jeune
  • Le Portugal attend fébrilement le verdict d'une petite agence de notation
  • Le Portugal sous pression des marchés : la faute au gouvernement Costa ?
  • Portugal : l'économie encore fragile des champions d'Europe de football

C'est donc surtout une part de leur histoire, à laquelle ils sont fortement attachés, que les Portugais pleureront avec Mário Soares, l'homme a participé à la construction de ce qu'est le Portugal aujourd'hui.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    « Le système international actuel est ploutocratique » : le scénario choc de Thomas Piketty pour une planète soutenable en 2100

  • 2

    🔴SpaceX, l'Australie contre les droits de douane de Trump, loi de programmation militaire... L'essentiel de l'actualité ce jeudi 4 juin

  • 3

    La crise énergétique menace jusqu'à 1,3 million d'emplois en Europe

  • 4

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France