Le Portugal sous pression des marchés : la faute au gouvernement Costa ?

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Le premier ministre portugais Antonio Costa est-il responsable de la perte de confiance des marchés ?
Le premier ministre portugais Antonio Costa est-il responsable de la perte de confiance des marchés ? (Crédits : Reuters)
La dette portugaise est attaquée par les marchés ces derniers jours. Beaucoup estiment que la faute de cette attaque revient au gouvernement socialiste d'Antonio Costa. Qu'en est-il exactement ?

Le Portugal est désormais sous surveillance active des marchés. Le taux de la dette à dix ans du pays ne cesse de grimper sur les marchés, signe d'une nervosité croissante des investisseurs. Le 16 septembre à la mi-journée, il atteignait 3,47 %, son niveau le plus élevé depuis le mois de février dernier. Le 15 août, ce taux était redescendu à 2,69 %. La progression ces derniers jours était particulièrement inquiétante : en une semaine, le taux a bondi d'un demi-point de pourcentage. Et le taux à 10 ans portugais était, avec le grec, le seul de la zone euro en hausse durant cette séance.

Certes, tous les taux ont remonté depuis un mois, mais la dette portugaise est clairement dans le viseur des marchés. L'écart (« spread ») avec le 10 ans allemand s'est creusé en un mois de 71,4 points de base (0,714 point de pourcentage) à 3,48 % contre 2,766 % le 15 août. Après le Financial Times lundi, c'est au tour de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) ce vendredi de pointer le risque d'un « second plan de sauvetage » pour le pays. Car le marché de la dette portugaise n'est contenu que par le fait qu'elle est encore incluse dans le programme de rachats de titres publics de la BCE (le fameux « QE »), ce qui contribue à créer une pression à l'achat. Mais cette inclusion elle-même est en danger.

Scénario catastrophe

Pour être dans le « QE », une dette publique doit être classée en catégorie « investissement » (comprenez de « bonne qualité ») par au moins une agence de notation reconnue par la BCE. Le Portugal ne bénéficie d'un tel classement que de la part de l'agence canadienne DBRS et la rumeur court que, la semaine prochaine, elle pourrait dégrader la note lusitanienne. Lisbonne serait alors éjectée du QE, privant le gouvernement de tout accès aux marchés financiers. A plus ou moins longue échéance, le Portugal serait alors obligé de demander une aide du Mécanisme européen de stabilité (MES), qui, comme dans le cas grec, lui permettrait de bénéficier d'une dérogation de la BCE. Une telle demande s'accompagnerait, comme le précise le traité fondant le MES, d'un « programme d'ajustement », comprenez une nouvelle vague d'austérité, qui, immanquablement, fera tomber le gouvernement minoritaire socialiste d'Antonio Costa qui est soutenue par le Bloc de Gauche (BE) et le Parti communiste (PCP). Au final, ceci ne manquera pas de faire plonger le pays dans une nouvelle récession.

Ce scénario catastrophe est désormais très sérieusement d'actualité compte tenu de la faiblesse de la croissance portugaise. Le gouvernement a tablé sur une croissance de 1,8 %, et cet objectif ne sera vraisemblablement pas atteint puisque la croissance au premier semestre a été de 0,9 %. Cette situation rendra plus difficile la possibilité pour Lisbonne de revenir sous les 3 % en 2016 comme Antonio Costa s'y est engagé devant Bruxelles et continuera de rendre plus lourd le poids de la dette publique qui représente 131 % du PIB. Logiquement, ceci a de quoi inquiéter les agences de notation qui, rappelons-le, ont pour fonction de déterminer la capacité d'un créancier à rembourser ses dettes.

Défiance des marchés

Dans ce cadre, quelle est la responsabilité du gouvernement ? Il est évident que ce dernier n'est pas parvenu à atteindre son objectif qui était de dynamiser la croissance par le retour sur certaines mesures d'austérité imposées par le gouvernement précédent. Il est aussi vrai que l'équilibre politique auquel est soumis Antonio Costa ne lui facilite pas la tâche pour présenter un budget qui plairait à Bruxelles le 15 octobre. Or, si la Commission a renoncé début juillet à imposer une amende au Portugal, elle a exigé, outre un retour sous les 3 % du PIB des déficits publics dès cette année, une poursuite en 2017 de la trajectoire de consolidation budgétaire. Or, tout conflit avec Bruxelles est l'occasion d'une tension sur les marchés, car on voit mal DBRS se montrer plus magnanime que la Commission. Le 11 février, un tel conflit avait fait bondir le taux à 10 ans portugais à 4,1 %. Globalement, un gouvernement socialiste soutenu par l'extrême-gauche bénéficie d'un capital de sympathie très réduit sur les marchés et est naturellement « sous surveillance ».

Mais la narration en cours est clairement trop simpliste en tissant un lien de cause à effet simple entre la nature du gouvernement Costa et la crise à venir. C'est le cas de l'éditorial de la FAZ de ce vendredi titré « Costa coûte cher » (« Costa kostet »). Cette narration laisse à penser que le gouvernement socialiste a vidé les caisses et détruit la compétitivité du pays par des « mesures anti-austérité » démagogiques et ruineuses. Le gouvernement aura alors fait fuir les investisseurs. Les faits sont un peu plus nuancés.

Faible croissance

D'abord, il convient de rappeler que le ralentissement économique portugais a commencé sous le gouvernement précédent qui, pourtant, disposait de toute la confiance des investisseurs. Au troisième et au quatrième trimestre 2015, le PIB lusitanien a cru de 0,1 % et 0,2 %. Lors des deux trimestres suivants, où le gouvernement Costa a été en place, la croissance a été de 0,2 % à 0,3 %. Difficile donc d'identifier là un vrai « effet négatif » lié à la politique du nouveau gouvernement. En fait, ce qui est en cause dans la croissance portugaise, c'est moins les neuf mois de l'actuel gouvernement que la politique menée depuis 2011 par le précédent.

Cette politique de dévaluation interne devait rétablir la compétitivité du pays et renforcer la structure de l'économie du pays. Or, de ce point de vue, elle a échoué. La croissance portugaise, atone avant la crise, est restée faible, même depuis la reprise de l'économie européenne. Certes, la part des exportations dans le PIB a progressé, mais le « ruissellement » n'a pas eu lieu. Le redressement de la compétitivité s'appuie sur la seule baisse des coûts salariaux et n'a pas provoqué de vrai redressement de la demande intérieure, de la consommation comme des investissements. La croissance a été très faible depuis la fin de la récession en 2013 : 0,8 % en 2014 et 1,6 % en 2015. La réponse habituelle, formulée par le Financial Times, est que les « réformes n'ont pas été suffisantes ». Mais alors pourquoi avoir salué en 2014 la sortie du pays du programme ? Ne fallait-il pas se montrer plus prudent et éviter de se mettre à la merci des marchés aussi tôt ? La réponse du "encore plus de réformes" est, du reste, une fuite en avant qu'a refusé, lors des législatives du 4 octobre le peuple portugais dont le niveau de vie s'est dégradé de trois points de pourcentage entre 2010 et 2015 par rapport à la moyenne de l'UE. Rien ne garantit que « plus de réformes » permettrait de relancer le Portugal alors que ces mêmes politiques menées pendant quatre ans ont échoué.

Une mauvaise politique du gouvernement ?

En réalité, la faiblesse des investissements et de la demande intérieure ont fait encore plus dépendre le Portugal des importations. Ceci limite forcément les effets d'une relance de la consommation prônée par l'actuel gouvernement, surtout dans un contexte de ralentissement du commerce mondial. Mais l'erreur d'Antonio Costa ne doit pas faire oublier celles de son prédécesseur, d'autant qu'elle semble moins lourde de conséquences. Et que beaucoup de ses mesures ont été réduites à la demande de Bruxelles. Du reste, plusieurs éléments de relance ne sont pas encore en place : la baisse de la TVA dans l'hôtellerie restauration est entrée en service au premier juillet et la hausse du salaire minimum va se faire de façon progressive. Au premier semestre, selon l'OCDE, le coût du travail a reculé au Portugal de 0,3 % contre une hausse de 0,6 % dans les pays de l'organisation. Autrement dit : le gouvernement n'a pas dégradé la compétitivité coût du pays. Mais c'est aussi la preuve que cette compétitivité n'est pas la clé de la croissance portugaise.

Un gouvernement dispendieux ?

Mais ce gouvernement est-il dispendieux ? Les marchés en sont persuadés compte tenu de la nature politique du gouvernement. Or, les chiffres, eux, ne vont pas dans ce sens. Au premier semestre 2016, le seul qui, pour l'instant, peut être attribué à ce gouvernement, le déficit public s'est établi à 3,2 % du PIB contre 5,5 % un an auparavant et 4,4 % trois mois plus tôt. Et ce, malgré la croissance faible. L'office statistique portugais souligne que les dépenses publiques ont reculé de 2,7 % par rapport au premier trimestre 2015. C'est, du reste, un problème, car l'Etat portugais réduit considérablement, pour rentrer dans les clous européens, ses investissements. Au premier trimestre, la part des transferts sociaux a reculé de 0,2 point à 7,9 % du PIB, niveau comparable à celui d'un an plus tôt. Du reste, au deuxième trimestre, la consommation de l'Etat a progressé de 0,2 % contre 0,9 % un an auparavant. Au premier trimestre, la hausse de 0,9 % était aussi inférieure à celle de 2015 (1 %). C'est dire si la narration en cours sur les marchés n'est pas en accord avec les faits.

Un surendettement massif

En réalité, les maux du Portugal reposent sur un surendettement massif, privé et public, lié à une croissance chroniquement faible depuis une décennie. La somme de cet endettement atteint 400 % du PIB. Dans ces conditions, sans inflation forte ou sans restructuration massive, la croissance ne peut être que ponctionnée en permanence par la dette. A cela s'ajoute un secteur bancaire naturellement en détresse par le poids d'une dette qui ne peut être amortie par la croissance ou l'inflation. Les banques portugaises, comme les banques italiennes, ploient sous le poids des créances douteuses et ont renoncé, malgré l'action de la BCE, à financer l'économie. Pire même, le gouvernement a dû intervenir pour les renflouer. Là encore, le précédent gouvernement, si regretté des marchés, n'avait clairement pas achevé le travail sur le secteur bancaire. Mais, comme on l'a vu ailleurs, renflouer une banque ne suffit pas à faire relancer l'économie. Il faut des perspectives qui sont inexistantes.

Un plan européen ? Une option nécessaire mais peu probable

Le Portugal est donc pris dans un labyrinthe. Chaque action est limitée par nature et accuser Antonio Costa de tous les maux est une vision partisane et vaine. Le pays aurait besoin d'un vaste plan d'investissement dans le pays que seule l'Europe peut établir compte tenu de l'endettement des agents domestiques. Or, ceci supposerait un changement radical de politique en Europe. Outre que le pays est menacé, s'il ne réduit pas son déficit, de voir certains fonds structurels gelés, le plan Juncker n'a quasiment pas investi au Portugal. Pour le moment, le pays a bénéficié de 700 millions d'euros de projet sur un total de 110 milliards d'euros et pour une économie de 170 milliards d'euros.

Retour à l'austérité ?

Ces deux options semblent donc peu réalistes. Soumis à la pression des marchés, le gouvernement portugais semble condamné à revenir à une politique budgétaire restrictive, soit de son propre chef, soit via un second plan de sauvetage. Le problème qu'Antonio Costa ne peut guère imposer un nouveau tour de vis à ses alliés et même à sa population qui, le 4 octobre 2015, a rejeté l'austérité. De même, avant les élections allemandes de septembre 2017, Berlin va fortement rechigner à accepter un nouveau plan, sauf à être « exemplaire » en matière de conditionnalité. Si elle arrive, la crise portugaise risque d'être particulièrement déstabilisante pour le Portugal comme pour l'Europe.

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a écrit le 17/09/2016 à 19:09 :
Je comprends pas , J'ai ete au Portugal 2 ans de suite , c'est full de touristes comme jamais . Tous les restos sont pleins , les plages et hôtels bondés , l'aéroport full aussi ... Bref , les gens ont l'air heureux et tout le monde passe du bon temps loin de notre Paris anxiogène ! Mais bon, si tous les commerçants travaillent en cash , l'état n'est pas prêt de s'en sortir ...
Réponse de le 17/09/2016 à 20:20 :
Le problème du Portugal, est d'ordre énergétique. Les importations parlent d'elles même... Le jour ou le Portugal aura son indépendance énergétique le pays sera sauvé...
a écrit le 17/09/2016 à 17:46 :
Bref, la zone euro va encore avoir des métastases... On attend que le cancer soit généralisé pour en sortir ?
a écrit le 17/09/2016 à 16:40 :
décidément le Portugal a du mal a suivre les règles européennes!cela me fait penser a la finale de l'euro remportée grace a un pénalty litigieux contre un pays qui jouait le jeu loyalement:la France
Réponse de le 17/09/2016 à 20:57 :
ils n ont pas gagné par un penalty....compleèement nul comme commentaire bravo
a écrit le 17/09/2016 à 11:04 :
"Beaucoup estiment que la faute de cette attaque revient au gouvernement socialiste d'Antonio Costa." La messe est dite.
Le défaut de ce gouvernement est d'être "socialiste". Inacceptable pour les tenants de la doxa libérale. Entendons par là: La finance. Prompte à la chasse à courre, au dépeçage et à la curée. L'Europe , sous influence du PPE, ne semble pas capable ( ne veut pas) de la régulation de cette activité, survivance d'un passé barbare, apanage de la noblesse aujourd'hui incarnée par la sphère financière dont les spéculateurs sont les chancres . Les urnes ne produisent plus rien, les cerveaux ont bien été lavé et rincé. Le destin des peuples passera par le peuple et il ne peut s'accomplir sans une violence supérieure à celle qu'on leur inflige.
Réponse de le 19/09/2016 à 9:22 :
Ne vous en faites pas le poid du préjugé anti socialiste est extrémement fort.
-Les socialistes sont censés générer de la gabegie financière (Qu'importe qu'en france par exemple le plus gros de la dette ait été accumulé par des gouvernements de droite.)
-Les socialistes sont censés sacrifier la défense. Ca c'est une manipulation des généreaux allemands qui ont fait tomber sur le gouvernement socialiste la responsabilité de leur défaite de 18, vous savez le fameux coup de poignards dans le dos, et francais qui ont fait la même chose en 40 en refusant un armistice militaire.
Bref quoi que disent chiffres et historiens les socialistes seront toujours responsables ca s'appelle de l'idéologie.
a écrit le 17/09/2016 à 10:30 :
les apprentis sorciers du club du AAA (Europe du nord) et ses groupies de la commission auront joué une part importante dans la déliquescence de l'Europe et la ou les décennies perdues.
a écrit le 17/09/2016 à 10:30 :
Les marchés continuent de saigner les citoyens européens via ces purges d'austérité néolibéral, et les dirigeants compromis de notre union européenne veulent nous faire aimer ce monstre froid.

Il faut sortir de cette europe sans foi ni loi.
a écrit le 17/09/2016 à 8:14 :
A lire cet article, le Portugal ne semble pas souffrir de pires maux que la France qui elle bénéficie du soutien indéfectible de l'Allemagne. Pour combien de temps encore?
Réponse de le 17/09/2016 à 9:36 :
Comparer l économie française à la portugaise faut oser et n être jamais aller au Portugal... Pour vous faire plaisir on est pas encore à 100% d endettement, on va être à 3% de déficit l année prochaine, notre taux de chômage est beaucoup plus bas etc etc etc allez je vous laisse à votre dénigrement perpétuel de notre pays et souhaite courage et bonne chance aux portugais
Réponse de le 17/09/2016 à 10:33 :
@Nico,
Remarquez que les portugais ont avalé un traitement de cheval en matière de coupes budgétaires et réformes économiques.
il serait temps qu'on leur tende la main ou qu'on leur donne un peu d'air frais.
Réponse de le 17/09/2016 à 13:20 :
@nico. Beaucoup plus bas ? Aux derniéres nouvelles, en France on était à 10,5 (pas selon les stats bidons de l'insee hein), au portugal à 10,9 !
Deux fois moins qu'en Espagne.
On est passé de 15 à 11 en 4 ans, pas mal.
A vous entendre on est un pays du tiers monde. Allez à Porto en pleine renaissance ou Lisbonne qui se refait une beauté avec le boom du tourisme. L'immobilier augmente plus vite ici qu'en France grace aux étrangers.
Le portugal n'est pas le maroc hein lol, on a l'adsl comme vous, la 4g méme avant vous, un parc automobile plus récent, des routes nickels.
La grosse différence avec la France ? La sécu, faible ici.
Pas de rsa ici, smic faible à 600 euros.
Trés peu d'allocations chomage, dans la durée (maximum 6 mois, méme sous Costa) et en valeur (50 pc de 600 euros ca fait pas lourd).

Notre principal handicap ? Fuite des jeunes, excentré, faible productivité, industrie trop bas de gamme.

On a en fait pas mal de défauts en commun avec la France. Vous non plus n'avez pas réussit la montée en gamme de votre industrie.

Coté image, meme une ds restera toujours une Citroen,jamais une Audi ou une Mercedes !
Réponse de le 17/09/2016 à 14:40 :
@Nuno
Si la France est dans le même situation que le Portugal, pourquoi autant de portugais émigrent-ils encore en France ?
En 2015, ils représentent la plus grosse communauté d'arrivés en France, devant les africains,

Source INSEE
Réponse de le 17/09/2016 à 14:51 :
"Pour combien de temps encore?"

Ah, ah, depuis 2012, les investisseurs internationaux PAIENT des intérêts négatifs pour pouvoir prêter a la France

Continuez votre prêche anti-hollande, vous faites marrer tout ceux ont une certaine connaissance en économie.
Réponse de le 17/09/2016 à 21:05 :
je n'ai jamais écrit que le Portugal c'était le tiers monde...au demeurant ma femme est portugaise au passage...Par contre je maintiens qu il est complètement incongru de vouloir comparer l'économie française à la portugaise. Nous sommes beaucoup plus nombreux avec une économie beaucoup plus diversifiée. Ca ne veut pas dire que nous n'avons pas de difficulté ou que les Portugais sont des nazes. D'ailleurs je suis persuadé que notre position géographique (fruit du hasard en gros) et la votre explique une grosse part de la différence historique. Tout le coeur de l'Europe (banane bleue) est beaucoup plus riche que ces parties périphériques, c'est comme ça depuis longtemps et ça ne changera pas.
Réponse de le 19/09/2016 à 9:26 :
@ Nico,
vérifiez vos chiffres avant de parler: 100% du PIB c'est à peu près le niveau du déficit public francais (etat seul)
400% de dette au protugal c'est etats+ particuliers+ entreprises.
Les deux agrégats n'ont rien à voir.
a écrit le 17/09/2016 à 6:09 :
le Portugal montre s'il était encore nécessaire que les mécanismes mis en place ne peuvent résoudre le problème de la dette avec ce ridicule pouvoir de la commission de pouvoir sanctionner mais qui ne le fait jamais, pour causes du risque d'explosion sociale dans le pays concernée mais également la fin de l'Europe car l'UE ne résistera pas à une "révolution" nationale, preuve la valse des actions pour trouver un compromis très dur mais à la limite de la rupture pour la Grèce. Pour atteindre les fameux trois pour cent qui n'ont aucune raison économique réelle, invention d'un haut fonctionnaire français à la demande de M. Mitterrand pour donner une forme de gage de bonne!!gestion à l'Europe du nord à une époque où le marché mondial était entre les mains des US et de l'Europe, réduire!!!! les déficits contre des prêts pour rembourser ces déficits, l'absurdité du système car il plonge encore plus le pays dans la dette infernale, une BCE qui se trouve entre le marteau et l’enclume par les marchés et les souhaits de l‘Allemagne. Il est vrai que les pays concernés dont la France qui bénéficie d'une certaine mansuétude due pour l’instant à son poids économique dans la zone Euro mais aussi si les marchés attaquent fortement la France l’Europe serait au bord de l’effondrement entrainant une catastrophe économique mondiale bien pire que 2007/2008, avec une France qui ne se relèverait pas. Le FMI, commence timidement à dire que la méthode unique de l’austérité forcée ne donne pas les résultats très théoriques des fonctionnaires de cette institutions, la BCE qui souhaite un mécanisme direct pour acheter les dettes pourries se trouvent à mettre en place des actions branlantes car les allemands veillent aux dogmes peur pour leur économie qui dépend entièrement des marchés externes donc fragile sur le long terme dette de certains pays, montée en puissance d’autres économiques….. Le Portugal se trouve comme d’autres pays dans une situation politique instable car les gouvernements se succèdent mais aucun n’a la solution car elle ne dépend plus du pays mais des institutions externes. Si les institutions nationales et internationales ne trouvent pas une autre solution que l’unique austérité une crise à court terme moins de 5 ans va entrainer la zone Euro, toute l’Europe et par ricochet le reste du monde vers une récession sans précédant bien supérieure à celle de 29. Une meilleure gestion est obligatoire mais elle ne doit pas passer par la seule austérité, elle doit passer d’une part à un effacement de certaines dettes même si cela peut choquer certains et donner du temps entre 10 et 15 ans pour remettre un pays dans de nouveaux critères plus en phase avec la réalité économique mondiale, ces critères ne peuvent être gravés dans le marbre pour des décennies car l’économie est faite de cycliques. Les petites bisbilles politiques françaises dans lesquelles chaque « intelligent » de droite comme de gauche a la solution est une kermesse de guignols car eux aussi, dans l’état actuel des mécanismes devront plier sous les contraintes imposées et croire que les jumeaux FN et Front de Gauche ou Debout la France feront plier les institutions est un mensonge que des citoyens aiment croire, quelle désillusion le jour du réveil. Trois pays sont en mesure de demander des changements l’Allemagne, les US et la Chine les autres ne représentent plus grand-chose en terme de poids économique et d’influence y compris la France qui a décroché depuis quelques décennies.
Réponse de le 17/09/2016 à 11:18 :
@les deux pieds dans le béton de l'absurdité
Tout le monde peut constater que rien ne va plus dans ce monde qui n'est plus qu'un vaste Casino tenu par ce qu'il faut bien appeler une mafia qui fait plier les Etats et par ricochets soumettent les peuples.
Sans une guerre totale pour une reprise en main totale, ce qui suppose une éradication radicale , l'Europe puis le Monde courront à leur perte. Révolutions locales suivies d'une 3° guerre mondiale sont les seules perspectives possibles pour un renouveau. Je n'imagine malheureusement pas comment cela peut finir autrement... Et pourtant je cherche depuis longtemps, mais j'arrive toujours à la même conclusion. En cela, l'Histoire aurait plutôt tendance à me donner raison. Hélas!
a écrit le 16/09/2016 à 21:18 :
La portait du Portugal n'est pas exact.
Le PS n'as pas gagné les electios portugaises en occtobre 2015. L'alliance des gauches est née après elections;
La rectorique de l'austerité au Portugal est celle d'une gauche qui ne s'inquiete que pour la fonction publique portuguaise, tout particulierement, les quadres de la fonction publique;
Les politiques de reversions salariales sont celles en faveur de hauts fonctionnaires ainsi que des pensionnistes ayant une retraite superieur à 1.5000€;
Nous assistons à des delais de plus d'une année pour que l'Etat pays ses factures; Cette année des portugais ont reçu avec du retard le reboursement des impots sur les revenus.
La gauche a arreté l'inveestissement au profit des hauts salaires des retraités et des hauts fonctionnaires publiques.
Voici des elements omis dans votre recit.
a écrit le 16/09/2016 à 20:34 :
c'est sur
un gvt qui veut envoyer tt le monde balader, ca donne ca
c'est dommage, les portugais ont ft bcp d'efforts, c'est con de relacher quand ca va donner des fruits!
ce qui est curieux c'est que la dette de la france n'est pas encore attaquee, parce qu'avec les bras casses qui font tt pour l'envoyer au tas..........
Réponse de le 16/09/2016 à 23:08 :
Attaquer la dette de la France, ou celle de l'Allemagne, c'est à mettre dans le même panier, ça n'arrivera jamais en fait car c'est tout bonnement suicidaire quand on y réfléchis :o)

-> Quand une entité A (70 000personnes dans le monde) prête de l'argent,

comprenez en vérité, ajoute des chiffre sur un bilan comptable sur un ordinateur (et non je plaisante pas).

-> Pour une entité B (les peuples)

qui par contre remboursent les intérêt de ces chiffres comptable eux en vraie monnaie car ils ont créer de la richesse, produit des échanges (ont appelle ça l'économie réelle)

On comprend que le prêteur à tout intérêt à ce qu'il continue de prêter pour gonfler de plus en plus les intérêts !

Et si on veut pousser l'analyse plus loin, si un pays est endetté à 70% ça veut dire bêtement que 70% du fonctionnement du budget nécessaire au pays est reversé au prêteur et que 30% reste pour faire fonctionner l'état

Et c'est pour cela que l'état se voit dans l'obligation de s'endetter de ces même 70% pour continuer à fonctionner.

Voilà en résumer simpliste mais plutôt juste du fonctionnement du monde actuel :/

Avec un peu de jugeote, on comprend vite l'absurdité incroyable du truc. Et si on est un peu sanguin ça donne vite envie d'aller mettre quelques tête sur des piques.
Réponse de le 17/09/2016 à 11:23 :
@churchill
", parce qu'avec les bras casses qui font tt pour l'envoyer au tas......(La France).... "
Démago, propos de bar... Avec vous on a l'habitude... Lassitude.
Réponse de le 17/09/2016 à 11:31 :
@Ano
Ce que vous décrivez est le résultat d'avoir confié à la finance globalisée le financement des Etats. Pour les pays européens c'est pire, parce qu'ils ne disposent même plus de leur propre monnaie.
Ils sont soumis au Diktat de Bruxelles, de la BCE ( des Allemands), du FMI, sans pouvoir bouger une oreille, sauf à se conformer à l'absurdité de la règle des 3% et entériner les plans d'austérité imposés. Cela peut-il durer? Mon avis ?NON. Mais le changement se fera dans la douleur, le sang et les larmes.
a écrit le 16/09/2016 à 20:20 :
La seule grande richesse du Portugal est la bravitude de sa population à qui ,comme en Grèce, des dirigeants politiques irresponsables ont fait croire qu'elle pouvait indéfiniment consommer plus qu'elle ne produisait.
Les portugais sont capables de beaucoup de sacrifices pour réussir, comme on le voit de leur émigration en France : courageux, modestes, travailleurs, amicaux, économes, compétents... mais les promesses politiques sont des pièges où les meilleurs se font prendre.
Réponse de le 17/09/2016 à 16:12 :
Merci pour ce commentaire qui fait chaud au coeur.
Nous les protugais on s'en prend plein la gueule, au sens propre comme au sens figuré et de tous les cotés.

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