Qui pour succéder à Theresa May ? Boris Johnson vire en tête au premier tour

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(Crédits : Reuters)
Boris Johnson, qui s'est engagé à mettre en oeuvre le Brexit à la date du 31 octobre, est arrivé largement en tête du premier tour de scrutin pour la succession de Theresa May à la direction du Parti conservateur et du gouvernement britannique, réunissant sur son nom les voix de 114 des 313 députés conservateurs ayant pris part au vote.

[Article publié le 13.06.2019 à 10h19, mis à jour à 14h56 avec les résultats du vote des députés britanniques]

Ils ne sont plus que sept à briguer le poste de chef du Parti conservateur, après la démission de Theresa May. Le vainqueur prendra possession du 10, Downing Street, la fonction échéant au leader de la formation réunissant une majorité parlementaire suffisante pour gouverner.

Ce processus a lieu en deux temps : les 313 députés conservateurs s'expriment d'abord sur les candidats lors d'une série de votes à bulletin secret jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux, avant que les 160.000 membres du parti ne départagent les finalistes, d'ici la fin juillet. Le premier tour du vote des députés tory a eu lieu ce jeudi 13 juin : Boris Johnson, le favori, est arrivé largement en tête avec 114 voix, suivi par l'actuel ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt, (43 voix), le ministre de l'Environnement Michael Gove (37) et l'ex-ministre du Brexit Dominic Raab (27). Suivent le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid (23), Matt Hancock, ministre de la Santé, (20) et l'ancien diplomate Rory Stewart (19).

Trois candidats n'ont pas obtenu les 16 voix nécessaires pour se maintenir et sont éliminés de la course : il s'agit de Mark Harper, Andrea Leadsom, ancienne ministre chargée des Relations avec le Parlement, et Esther McVey.

Le "no deal" comme solution de dernier recours

A 54 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum de 2016, n'a jamais semblé aussi proche de prendre les commandes de l'exécutif britannique - un objectif que cet ambitieux député vise depuis plusieurs années, sinon sa plus tendre enfance.

Favori des bookmakers, il joue la carte du sauveur du Brexit après l'échec de Theresa May à mettre en oeuvre la sortie de l'UE. La Première ministre, qui restera en fonction jusqu'à la désignation de son successeur, a été contrainte de repousser au 31 octobre cette échéance historique initialement prévue le 29 mars, après avoir vu le Parlement rejeter par trois fois son accord de divorce négocié avec Bruxelles.

"BoJo" a assuré, s'il devient Premier ministre, que le Royaume-Uni quitterait l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Mercredi, lors du lancement de sa campagne, il a toutefois assoupli sa position en faisant du "no deal" une solution "de dernier recours".

« Je ne pense pas que ça se terminera comme ça, a ajouté l'ancien maire de Londres. Mais il est responsable de préparer avec détermination » ce scénario, qui inquiète tout particulièrement les milieux économiques.

Boris Johnson refuse de payer la facture du Brexit

Boris Johnson a aussi prévenu qu'il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit - estimée entre 40 et 45 milliards par l'actuel gouvernement - jusqu'à ce que l'UE accepte de meilleures conditions de retrait.

Une menace à la Donald Trump qui a fait grincer des dents côté européen, Bruxelles rappelant d'ailleurs mercredi que Londres devra honorer ses engagements financiers dans le cas d'un "no deal", une des "conditions préalables" à l'ouverture de négociations sur un futur traité commercial.

La cocaïne, invitée surprise de la campagne

Charismatique, reconnaissable entre mille avec sa tignasse blonde hirsute, Boris Johnson a la cote chez les militants conservateurs de base. Moins parmi ses pairs, qui lui reprochent ses gaffes et un certain dilettantisme. Le candidat s'est excusé mercredi d'avoir pu se montrer offensant, tout en assurant qu'il "continuerait de parler aussi franchement qu'il le peut".

Si le Brexit reste l'enjeu ultra-dominant, le lancement officiel de cette course au pouvoir, lundi, a été marqué par un sujet inattendu : la cocaïne. L'un des prétendants, le ministre de l'Environnement Michael Gove, a admis en avoir consommé alors qu'il s'était prononcé ouvertement contre l'usage de cette drogue, plombant peut-être irrémédiablement sa campagne.

Boris Johnson lui a botté en touche, sans nier lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il en avait déjà pris comme il l'a affirmé par le passé au magazine GQ.

« Je crois que cette information quand j'avais 19 ans est apparue à de nombreuses reprises et que la plupart des gens dans ce pays veulent que nous nous concentrions sur cette campagne », a-t-il dit.

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Commentaires
a écrit le 15/06/2019 à 17:06 :
L'homme avec qui viendra le chaos.
Réponse de le 15/06/2019 à 21:44 :
Le chaos est déjà la au Royaume-Uni.
a écrit le 14/06/2019 à 15:45 :
L'humanité est mal partie avec tous ces déséquilibrés à la tête des grandes nations...
a écrit le 14/06/2019 à 14:53 :
Multipseudos me sort des chiffres de son chapeau j'aimerais bien savoir quand même comment vous faites pour ne pas le virer svp ? -_-

Ou bien supprimer mon commentaire tout simplement...

JE suis bien trop arrangeant pour vous laisser instrumentaliser mes commentaires de la sorte et que ce soit dans n'importe quel sens RAF.
a écrit le 14/06/2019 à 14:53 :
Multipseudos me sort des chiffres de son chapeau j'aimerais bien savoir quand même comment vous faites pour ne pas le virer svp ? -_-

Ou bien supprimer mon commentaire tout simplement...

JE suis bien trop arrangeant pour vous laisser instrumentaliser mes commentaires de la sorte et que ce soit dans n'importe quel sens RAF.
a écrit le 14/06/2019 à 13:43 :
Mais Brexit ou pas , il se pliera aux conditions de l'UE , notamment parceque ce qu'il veut ce n'est pas le Brexit mais le pouvoir. Une fois qu'il aura le pouvoir il n'aura plus de raisons de mentir. C'est un politicien comme les autres...
Réponse de le 14/06/2019 à 16:27 :
Pour durer au pouvoir, il faudra au contraire, comme tous les populistes, qu'il continue à mentir.
a écrit le 14/06/2019 à 10:35 :
Étonnant de voir que ce gars la a toutes les faveurs de la presse et des gros titres en France....celui que les anglais appellent " The Buffoon " a déjà rassemblé toutes les voix Torries partisans d'un Brexit dur, alors que le grand favori " Jeremy Hunt ", plus réaliste et conciliant ( même s'il a comparé la CE à l'URSS dans un discours...) a toutes les chances de rassembler...
Les Anglais nous font un véritable cirque ou la surenchère démagogique est la règle au mépris de leurs propres intérêts...
a écrit le 14/06/2019 à 3:45 :
Boris en prim, farage planque derriere on va se marrer, surtout a Bruxelles. C'est bien l'Europe, spectacle non stop.
a écrit le 13/06/2019 à 19:36 :
Qu'il arrête de dire qu'il ne paiera pas "la facture du Brexit" !!!
Il ne s'agit pas d'un facture du Brexit, mais du règlement des engagements internationaux pris par ses prédécesseurs au nom du Royaume-Uni !!!
Ce n'est donc pas une contestation d'une facture, mais un non-respect d'un engagement international, qui sera forcément condamné comme tel par les tribunaux internationaux ...
Il peut faire les promesses électorales qu'il veut (de toutes les façons, mensonges et promesses non-tenues jonchent son parcours politique), c'est encore une promesse qu'il ne tiendra pas .
Qui plus est, ces montants dus couvrent la période 2015-2020, dont 80% de la période sera derrière nous : il ne peut pas revenir unilatéralement et rétroactivement sur des engagements signés.
a écrit le 13/06/2019 à 17:24 :
S'il est élu pourra-t-il tenir son poste 120 jours et ainsi ne pas être le plus bref 1er ministre de l'histoire du RU? Je sais 120 jrs sera surement un calvaire mais on a le PM qu'on mérite!
Réponse de le 13/06/2019 à 22:18 :
De toutes façons il se retrouvera face à la même équation parlementaire insoluble que celle qui a broyé Theresa May, l'impossibilité de réunir une majorité parlementaire sur aucune hypothèse de brexit ou non.
a écrit le 13/06/2019 à 17:04 :
Merci de supprimer ma prévision juste si je ne peux pas répondre au troll maison ou faire supprimer son trollage.

OUi oui j'ai bien compris maintenant que dans cette si grande démocratie qu'est la france la liberté d'expression est totale !


Promis je vais essayer de les multiplier pour me tromper de temps en temps mes prévisions, ce que là vous pourrez valider parce que c'est ça l'UE ! :D
a écrit le 13/06/2019 à 15:10 :
"La cocaïne, invitée surprise de la campagne"

Ils ne savent plus quoi faire hein c'est la panique totale chez les financiers anglais ! ^^

Les résultats sont sans surprise on se dirige donc vers un pro hard brexit qui va faire saigner l'UE tandis que les anglais ont terminé leur tour du monde afin de resigner tous les accords de libre échange et autres se retrouvant en position de force et largement cette fois.

Merci qui ? Merci Theresa May... :-)

LE sol n'en fini pas de trembler pour nos financiers aliénés.
Réponse de le 14/06/2019 à 8:00 :
En réalité, l'UK a signé très peu d'accord commerciaux, vous ne pouvez pas refaire le film, le RU n'est pas en position d'imposer ses conditions.
Réponse de le 14/06/2019 à 9:54 :
L'UE va saigner, mais UK va agoniser. IL n'y aura pas de hard brexit, c'est suicidaire. Et les complotistes illuminés pourront toujours dire "mais vous voyez c'est un complot, cela aurait été génial si...."

C'est exactemetn comme la crise de la dette grecque - certains ont voulu faire croire aux grecques qu'ils pourraient s'affranchir des demandes de l'UE, ils ont fait les fiers à bras (référendum etc...) et face à la falaise, les dirigeants ont.... mis en oeuvre ce à quoi ils s'opposaient. Bo Jo mettra niaisement en oeuvre le deal signé, et mangera son chapeau.
Réponse de le 14/06/2019 à 10:16 :
"le RU n'est pas en position d'imposer ses conditions"

BEn oui tiens et c'est bien pour ça qu'ils les font trainer sans cesse d'ailleurs, parce qu'ils ne sont pas en mesure et-c... :D

"L'UE va saigner, mais UK va agoniser. "

Non parce que UK a derrière elle les états unis, et donc le japon, la corée du sud, l'arabie saoudite, l'Inde et-c...

L'UE va bel et bien saigner et espérons que cette hémorragie va enfin l'achever que les citoyens européens puissent enfin respirer libérés du consortium européen financier.

"C'est exactemetn comme la crise de la dette grecque"

Non la Grèce était bien trop faible pour être en mesure d'imposer quoi que ce soit surtout quand vous savez que ses comptes ont été falsifiés afin de rentrer dans l'UE.

Mais par contre elle a montré aux yeux des politiciens de l'UE que ce n'est plus eux qui dirigeaient et cette brutalité avec laquelle elle a traité la Grèce a du réveiller un grand nombre de politiciens souverainistes, à savoir seuls politiciens crédibles au final.
Réponse de le 14/06/2019 à 15:07 :
Votre analyse géopolitique du poids britannique me parait erronnée.
D'abord le soutien US est inexistant. USA ne roule que pour eux, partager la me^me langue ne suffit pas. Exemple concret, sur l'Iran, USA n'a pas du tout pris en compte l'avis de son "allié" britannique. Surtout, derrière les USA, il n'y a pas tant de monde. Japon et Corée sont très méfiants, et autonomes. Et même si le Japon s'alignait sur les USA, il a déjà dit qu'un traité de libre échange avec UK serait moins généreux que celui négocié avec UE - tant le poids du marché britannique ne suffit pas à convaincre les Japonais de baisser certaines de leurs barrières. Les USA et ses "alliés" ne constituent en rien un bloc commercial, mais plus une coopératoin de pays ayant des soucis communs, comme l'Iran, la Chine etc...
Réponse de le 14/06/2019 à 18:12 :
@ multipseudos: "Votre analyse géopolitique du poids britannique me parait erronnée.
D'abord le soutien US est inexistant."

Ecoutes, ouvre pour une fois dans ta vie un bouquin d'histoire, tu as internet également donc au lieu de t'en servir pour exprimer ton inculture sers en toi pour t'élever.

Fais gaffe quand même au début ça peut te faire drôle...

ET si je peux pas me passer d'un pot de colle du fait du week-end vous virez mon commentaire, je suis bien trop arrangeant pour vous laisser un quelconque choix à la modération et vous le savez.
a écrit le 13/06/2019 à 11:37 :
Le parti conservateur était historiquement proeuropéen.
Pour ne pas perdre le pouvoir, ils sont près à tout, même à conduire leur pays dans le mur avec Bojo....
C'est beau la politique...
Réponse de le 13/06/2019 à 12:00 :
Les députés tories ont senti le sol se dérober sous leurs pieds avec le brexit, un peu comme nos Républicains avec l'affaire Fillonj, ils ne savent plus à quoi se raccrocher... y compris à la branche pourrie qu'est Boris Johnson.
a écrit le 13/06/2019 à 11:11 :
Le "no deal" conduit naturellement à l'éclatement de UK, l'Irlande et l'Ecosse faisant sécession. Il faut un vrai populiste, beau parleur, flou et imprévisible dans l'action, à l'écoute et manipulant les opinions pour diriger dans une telle situation. Tous les pays occidentaux sont pris dans la tourmente du manque de consensus de l'opinion publique qui paralyse toute démocratie.
Réponse de le 13/06/2019 à 12:01 :
Il est fort possible effectivement que BoJo... soit le fossoyeur du brexit.
Réponse de le 13/06/2019 à 15:20 :
BoJo fera comme Tsípras. Il mettra en œuvre le deal après avoir promis la révolution.
a écrit le 13/06/2019 à 10:27 :
LE pouvoir anglais est obligé d'entretenir une incertitude vis à vis de ses citoyens concernant la sortie de l'union européenne mais le peuple anglais lui y étant résolument motivé fera tout pour illustrer cette farouche volonté dans les urnes ce qui va donc faire gagner Johnsoon.

Je vous évite les hurlements de peurs et démonstrations d'effrois que vous allez nous faire d'ici là hein... :-)

"Limprévisible Johnsson" Tout comme TRump d'ailleurs et sérieusement vous ne percutez toujours pas ?
Réponse de le 13/06/2019 à 13:24 :
@ girouette

"Le leave a fait 51,5% avec une participation de 72%"

Mais qu'est-ce que tu racontes encore et d’où tires tu ces chiffres bon sang !?

JE te signale tiens, tu fais juste ça pour la forme et du coup ça pue trop la défaite.
Réponse de le 13/06/2019 à 22:41 :
Les chiffres exacts ; 51,89% pour le leave avec une participation de 72,21%. Autrement dit 37,5% des britanniques se sont prononcés pour le Brexit Ces chiffres sont dispo sur wikipedia.
Réponse de le 14/06/2019 à 14:51 :
@ multipseudos: "Les chiffres exacts ; 51,89% pour le leave avec une participation de 72,21%. "

Mais tu parles de quoi bon sang et pourquoi on te laisse troller de la sorte !? -_-

SIgnalé, resignalé et dix de der...
Réponse de le 14/06/2019 à 14:51 :
@ multipseudos: "Les chiffres exacts ; 51,89% pour le leave avec une participation de 72,21%. "

Mais tu parles de quoi bon sang et pourquoi on te laisse troller de la sorte !? -_-

SIgnalé, resignalé et dix de der...
Réponse de le 18/06/2019 à 13:14 :
@citoyen : je ne vois pas ce qui dans mes propos pourrait me valoir une censure. Les résultats du référendum de juin 2016 (y compris la participation) peuvent être trouvés n'importe où sur le net, par exemple sur wikipedia, et ils confirment mes propos, un résultat en faveur du leave qui n' a rien d'un raz-de-marée. Et je ne vois pas non plus ce qu'il pourrait y avoir d'offensant ou d'injurieux à votre égard.

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