Rachats de dettes : la BCE se tourne davantage vers les titres d'entreprise

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La moitié des 7,65 milliards d'euros de rachats nets de titres de la BCE a été consacrée au secteur privé la semaine dernière, ce qui est trois fois supérieur à la moyenne de long terme, a calculé Reuters.
La moitié des 7,65 milliards d'euros de rachats nets de titres de la BCE a été consacrée au secteur privé la semaine dernière, ce qui est trois fois supérieur à la moyenne de long terme, a calculé Reuters. (Crédits : RALPH ORLOWSKI)
Francfort a décidé de prolongé de neuf mois son programme de rachats d'actifs, dit d'assouplissement quantitatif. Les titres de dette souveraine étant de moins en moins disponibles, l'institution semble se tourner vers ceux du secteur privé.

La Banque centrale européenne (BCE) a fortement augmenté la part des obligations du secteur privé dans ses rachats d'actifs la semaine dernière. Sans doute le signe d'une tendance, depuis que Francfort a décidé de prolonger son programme d'assouplissement quantitatif (quantitative easing ou "QE" en anglais) jusqu'en septembre.

La moitié des 7,65 milliards d'euros de rachats nets de titres de la BCE a été consacrée au secteur privé la semaine dernière, ce qui est trois fois supérieur à la moyenne de long terme, a calculé Reuters.

| Lire aussi : Pourquoi la BCE dépense des milliards chaque mois sur les marchés ?

35% des rachats sont des titres privés

Depuis ce mois de janvier, la BCE a réduit de moitié, à 30 milliards d'euros, le montant mensuel de ses rachats d'actifs. Certains de ses responsables ont plaidé pour que le montant consacré au secteur privé reste stable, augmentant ainsi mécaniquement son importance dans le programme. Ces responsables soulignent que la dette d'Etat est de moins en moins disponible et que ce financement des entreprises pourrait soutenir la croissance plus efficacement.

Depuis le début du mois de janvier, la part du secteur privé dans les rachats de titres de la BCE atteint 35%, un ratio deux fois supérieur à celui observé depuis le lancement du programme en mars 2015, montrent les données de la BCE. A noter que Francfort a commencé les rachats de titres dit "corporate" en juin 2016. En décembre, les rachats de dette d'entreprise, de titres adossés à des actifs et d'obligations sécurisées n'avaient représenté que 8% de l'ensemble des rachats.

| Lire aussi : "L'enjeu pour la BCE est de réduire la dépendance de l'économie européenne au QE"

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 22/01/2018 à 19:47 :
Ben oui parce que le secteur privé à qui il tarde que les politiciens leur vendent les services publiques est au final aussi mauvais gestionnaire que l'état.

La BCE est une énième institution qui fausse le marché et la loi de l'offre et de la demande..

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