Une "Communauté politique européenne", le plan surprise de Macron pour accélérer l'intégration de l'Ukraine dans l'UE
Olivier Mirguet
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Emmanuel Macron à Strasbourg, le 9 mai 2022.
European Union 2022
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Emmanuel Macron à Strasbourg, le 9 mai 2022.
European Union 2022
Ce fut une année de débats sans fin avec 17.671 idées exprimées par des citoyens, 21.877 commentaires, des événements décentralisés. Un vaste exercice de démocratie participative avec, en conclusion, 49 recommandations détaillées pour réformer l'Union européenne, adapter ses politiques et rendre son organisation plus efficace.
Mais la guerre en Ukraine et les interrogations quant aux processus d'intégration de nouveaux Etats membres, qui concernent aussi la Géorgie, la Moldavie et certains pays des Balkans, ont dominé les discours des dirigeants des institutions européennes lors de la présentation, le 9 mai à Strasbourg, des conclusions de cette convention. Rappelant que l'Ukraine ne pourrait pas devenir membre de l'Union européenne avant "plusieurs années, en vérité sans doute plusieurs décennies", Emmanuel Macron, président en exercice du Conseil de l'Union européenne, a défendu l'idée d'une révision des traités et suggéré la création d'une inédite "Communauté politique européenne".
"Si nous accordions déjà (à l'Ukraine) le statut de candidat à l'adhésion à notre Union européenne, nous savons tous parfaitement que le processus prendrait plusieurs années voire décennies. Sauf si nous décidions de réduire les standards", a lancé Emmanuel Macron.
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Cette institution, qui serait parallèle à l'Union européenne et au Conseil de l'Europe (46 Etats membres, chargé de la promotion de la démocratie et de la défense des droits de l'homme), permettrait aux nations européennes de "trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération en matière énergétique, de transports et d'infrastructures, de circulation des personnes et en particulier de la jeunesse". L'adhésion à cette communauté "ne préjugerait pas de l'adhésion future à l'Union européenne" et elle ne serait "pas fermée à ceux qui ont quitté cette dernière", a précisé Emmanuel Macron. Une manière opportune de rouvrir la porte au Royaume-Uni, deux ans après le Brexit.
Olivier Mirguet