Zone euro: Christine Lagarde (BCE) refuse de parler de "stagflation"
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Lagarde (bce) evoque une forte probabilite de hausse des taux cette annee
YIANNIS KOURTOGLOU
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Lagarde (bce) evoque une forte probabilite de hausse des taux cette annee
YIANNIS KOURTOGLOU
C'était le 30 mars, près d'un mois après le déclenchement de l'invasion russe en Ukraine. La présidente de la Banque centrale européenne déclarait que « plus la guerre durera[it], les coûts économiques ser[aient] élevés et plus la probabilité de perspectives défavorables sera[it] grande ».
Définissant alors la « stagflation » comme « une récession de l'économie sur une base durable et une inflation élevée, qui continue à augmenter », la patronne de la BCE considérait que cette dernière pouvait être évitée.
Le scénario de « stagflation » n'est « pas actuellement notre référence » a poursuivi Christine Lagarde. Certes le choc pétrolier avait aussi fait s'effondre l'économie, mais l'inflation était bien plus élevée qu'en ce moment. D'autant qu'à la différence d'il y a cinquante ans, « nous ne voyons pas (...) aujourd'hui » d'augmentation de salaires en réponse à l'inflation.
Cette guerre « est avant tout une tragédie humaine » qui a aussi des « conséquences économiques au-delà de l'Ukraine » : elle « pèse sur la croissance et alimente l'inflation », a insisté l'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy.
Elle ne dit pas non plus si l'institution européenne située à Francfort en Allemagne va relever ses taux directeurs. Et ce même s'il y a une timide croissance de 0,2% au premier trimestre 2022, l'économie européenne « stagne de facto », a affirmé Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, dans une interview au quotidien italien La Stampa le 5 mai dernier.
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Ce contexte de croissance molle et de poussée des prix « complique les choix » des gardiens de l'euro, car « un resserrement monétaire visant à contenir l'inflation finirait par freiner une croissance déjà affaiblie », a prévu ce dernier, rangé parmi les "colombes" adeptes d'une politique soutenant l'économie, en opposition aux "faucons" qui sont, eux, favorables à une politique peu accommodante.
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Des propos qui tranchent avec ceux plus volontaristes de deux des plus éminents membres du directoire de la Banque centrale européenne, soulignant les divergences d'appréciation en son sein. « Une augmentation des taux est à mon avis possible en juillet », avait soutenu Isabel Schnabel dans une interview au quotidien Handelsblatt publiée le 3 mai.
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