Zone euro : l'inflation poursuit son rebond en décembre
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L'inflation dans la zone euro avait atteint en septembre son niveau le plus bas en trois ans et demi, à 1,7%.
Ralph Orlowski
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L'inflation dans la zone euro avait atteint en septembre son niveau le plus bas en trois ans et demi, à 1,7%.
Ralph Orlowski
Après des mois de reflux, les prix à la consommation repartent à la hausse dans la zone euro. L'inflation y a progressé de 0,2 point en décembre, à 2,4% sur un an, a annoncé Eurostat ce mardi. Un taux qui reste conforme aux attentes des analystes.
Pour rappel, l'inflation avait atteint en septembre son niveau le plus bas en trois ans et demi, à 1,7%, avant de remonter en octobre à 2%, soit exactement la cible visée par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis, elle est repassée légèrement au-dessus de cet objectif dans les 20 pays partageant la monnaie unique.
Cependant, l'inflation sous-jacente - corrigée des prix volatils de l'énergie et de l'alimentation -, qui fait référence pour les marchés et la BCE, est restée stable à 2,7% et est inchangée depuis septembre.
La hausse globale des prix à la consommation en décembre résulte essentiellement d'une progression de 0,1% sur un an des tarifs de l'énergie, alors qu'ils avaient baissé de 2% en novembre. L'inflation sectorielle dans les services s'est légèrement accélérée en décembre à 4% (+0,1 point par rapport au mois précédent).
En revanche, la hausse des prix des biens industriels a ralenti (+0,5% après +0,6%) tandis que celle des produits alimentaires est restée stable par rapport à novembre à 2,7% sur un an.
Néanmoins, la hausse des prix à la consommation dans la zone euro a, dans l'ensemble, largement ralenti depuis le record de 10,6% sur un an atteint en octobre 2022, quand les tarifs de l'énergie flambaient dans le contexte de la guerre en Ukraine.
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Cette tendance a permis à la BCE de baisser ses taux d'intérêt à quatre reprises depuis juin, dont la dernière le 12 décembre dernier. La BCE avait ramené à 3% son principal taux directeur, soit une baisse de 0,25 point.
Ce cycle succède à une période de resserrement monétaire drastique pour faire face à l'inflation élevée, liée à la guerre en Ukraine et la reprise post-Covid. L'institution monétaire avait augmenté les coûts d'emprunt à un rythme sans précédent à partir de juillet 2022, au prix d'un fort ralentissement de la croissance économique. En effet, ce n'est plus tant l'inflation que la croissance qui inquiète, alors que la zone euro s'est enlisée dans la stagnation.
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La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE est prévue le 30 janvier à Francfort. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré en décembre qu'il y aurait « d'autres baisses de taux à venir l'année prochaine ». « D'autres, au pluriel », a-t-il précisé, sans vouloir donner plus de détails : « Nous ne sommes pas engagés à l'avance sur une trajectoire de taux ».
(Avec AFP)
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