Zone euro : le rebond de l'inflation moins fort que prévu
latribune.fr

L'inflation dans la zone euro a progressé un peu moins que prévu en novembre, à 2,2% sur un an.
MOHAMED ABD EL GHANY
latribune.fr

L'inflation dans la zone euro a progressé un peu moins que prévu en novembre, à 2,2% sur un an.
MOHAMED ABD EL GHANY
Léger soulagement en Europe. L'inflation dans la zone euro a progressé un peu moins que prévu en novembre, à 2,2% sur un an, après 2% en octobre, a annoncé Eurostat, dans une deuxième estimation publiée ce mercredi 18 décembre. Dans sa première évaluation dévoilée le 29 novembre, l'office européen des statistiques avait fait état d'une hausse des prix à la consommation de 2,3% dans les 20 pays partageant la monnaie unique.
L'inflation a poursuivi en novembre son rebond, entamé en octobre, en raison d'un moindre recul des tarifs de l'énergie. Pour rappel, elle avait atteint en septembre son point le plus bas en trois ans et demi, à 1,7%, avant de remonter à 2% en octobre, soit l'objectif fixé par la BCE. L'inflation sous-jacente - corrigée des prix volatils de l'énergie et de l'alimentation -, qui fait référence pour les marchés et les banquiers centraux, est, elle, stable depuis septembre, à 2,7%.
Par ailleurs, cette évolution ne modifie pas la tendance générale d'une modération des prix à la consommation qui devrait permettre à la Banque centrale européenne (BCE) de poursuivre la baisse des taux d'intérêt.
A ce jour, la politique monétaire « reste restrictive », ce qui signifie que le loyer de l'argent encore élevé pénalise l'économie, avait-elle souligné au préalable. Et ce, bien que la BCE ait abaissé jeudi dernier son taux de référence pour la quatrième fois depuis juin, le portant à 3%, après qu'il a atteint son plus haut historique à 4% en 2023.
Mais la BCE peut se permettre un assouplissement de sa politique monétaire, car l'environnement en zone euro a radicalement changé depuis le pic d'inflation à plus de 10% observé à l'automne 2022. Deux ans plus tard, l'inquiétude porte davantage sur des « perspectives de croissance plus faibles que prévu et une incertitude accrue liée aux événements géopolitiques », a déclaré la présidente de l'institution. « L'incertitude géopolitique croissante pourrait créer de nouveaux chocs dans le sentiment des ménages », ce qui freinerait la consommation, selon elle. En particulier, « si les États-Unis - notre plus grand marché d'exportation - adoptent une politique protectionniste, la croissance de la zone euro risque d'en pâtir », a-t-elle ajouté.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
De leurs côtés, les marchés anticipent que la BCE procédera encore à plusieurs baisses de taux en 2025 pour porter le taux de référence autour de 2%, soit un niveau dit neutre qui ne pénalise ni ne soutient l'économie. La BCE a mis sa communication au diapason des marchés : elle dit désormais que les taux n'ont plus besoin de rester « suffisamment restrictifs aussi longtemps que nécessaire », une formule utilisée depuis 2022 dans un contexte de forte inflation et d'incertitude sur sa trajectoire future. Selon la nouvelle formule inaugurée lors de sa réunion de jeudi, l'institution est confiante quant à un retour « durable » de l'inflation dans les clous de son mandat et prévoit une politique « appropriée » sur les taux, en fonction des données économiques.
(Avec AFP)
latribune.fr
Etats-Unis-Iran : des discussions techniques dimanche, le détroit d'Ormuz fermé
Hausse des prix des carburants : l'Australie s'apprête à prolonger les aides aux automobilistes
Succession : le Conseil constitutionnel retoque la gratuité des frais bancaires
La CFDT organise son congrès et façonne ses propositions avant la présidentielle