Comment Carnet de Vol veut redécoller

Laurence Bottero
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Carnet de vol, collection, mode, vêtement, textile
Carnet de Vol

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Carnet de vol, collection, mode, vêtement, textile
Carnet de Vol
Carnet de Vol sort de sa zone de turbulences. C'est du moins le défi que s'est lancé Emmanuel Pelillo, le nouveau pilote aux manettes de la PME basée à Biot, près de Nice. Créée par un passionné d'aviation en 1989, l'entreprise propose alors des vêtements pour homme inspirés de cet univers, synonyme d'aventure et de défis. Un positionnement qui fonctionne bien jusqu'à la reprise en 1999 par Gruppo Industrie Moda, qui modifie l'identité de la marque et plonge celle-ci dans les affres en déstabilisant sa cible CSP +.
Redevenue française en 2016, Carnet de Vol entre en phase de reconquête en revenant aux fondamentaux, c'est-à-dire en s'inspirant à nouveau de l'aéronautique.
« Nous dessinons, imaginons, mettons en œuvre des produits de l'habillement pour l'homme », explique Emmanuel Pelillo.
Dessinés et imaginés à Biot, les cinq familles de produits - polos, chinos, chemises, pull-overs et vestes casual - sont fabriquées « partout dans le monde ». Soit au Maroc pour les pantalons et les chemises, au Portugal et en Italie pour les chaussettes, au Pérou pour la maille piquée des polos, en Italie encore pour les vestes.
Le choix d'un retour aux valeurs de l'aéronautique est clairement un retour aux fondamentaux. « Ce sont des valeurs que nous voulons pousser » insiste Emmanuel Pelillo. Les boutiques ont été repensées également en fonction de cet univers. « Il n'existe plus de groupe français établi sur le segment sur lequel nous nous positionnons » poursuit le dirigeant azuréen.
Par ailleurs, le maillage de boutiques - 72 actuellement - va être optimisé.
Côté image, c'est une stratégie omnicanal qui a été choisie, confiée à l'agence Gazelle. Le site internet a notamment été l'un des premiers éléments refondus. « L'objectif est de reprendre de l'avance sur un retard accumulé », surtout que le site est sensé accompagner l'image de la marque que ce soit « pour les achats on line et off line. Nous avons voulu un schéma omni-canal puissant ». Par ailleurs une animation de communauté sur le digital accompagne cette volonté.
Laurence Bottero