Début juillet, Le Comptoir de Mathilde, spécialiste de l'épicerie fine et du chocolat artisanal, annonçait reprendre une partie des activités de La Cure Gourmande, entreprise de l'agro-alimentaire originaire de l'Hérault, dont la chocolaterie basée à Narbonne, détentrice d'un savoir-faire particulier autour du praliné, ainsi que quatre boutiques sises à Paris, Nice, Aix et Menton. Une acquisition qui vient servir la stratégie de la PME originaire du Vaucluse, créée en 2007 par Richard Fournier : « se positionner aux meilleurs emplacements immobiliers en France », explique Philippe Kratz, directeur général adjoint de la marque. C'est ainsi 150 points de vente - dont 95% sont franchisés - qui émaillent le territoire national avec, notamment, le retour de l'enseigne dans la capitale parisienne, grâce à l'emplacement stratégique de l'ancienne boutique de La Cure Gourmande, implantée à proximité du musée Grévin.
Outre les opportunités géographiques, c'est bien le savoir-faire de l'entreprise héraultaise qu'est venu chercher Le Comptoir de Mathilde. « Nous ne voulons pas l'adapter à notre outil industriel mais récupérer le savoir-faire qui a été développé et l'optimiser », indique Philippe Kratz, à l'instar de ce qui a été opéré lors de la reprise, en 2023, de La Maison de la Chatine, spécialisée dans l'enrobage de fruits et d'amandes, notamment, basée également en Occitanie. « L'optimiser permettra de générer davantage de volume, ce qui pourra aboutir à une automatisation et un développement des moyens humains », confie le dirigeant alors que les salariés de la Cure Gourmande vont rejoindre, dès ce mois d'octobre, les équipes du Comptoir de Mathilde.