Le Matelas Niçois, la marque Made in Côte d’Azur, qui vise le marché… local
Laurence Bottero
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L'idée était dans le plan de développement de la Maison de la Mousse depuis quasiment le début de l'aventure de la reprise de cette vieille institution niçoise par Juliane Costes et Julien Bounicaud en 2019. Mais comme pour beaucoup de PME, la crise sanitaire et l'arrêt de l'activité d'une partie de l'économie ont précipité la concrétisation du projet.
« Nous avions toujours envisagé l'idée de produire un matelas en gamme courante, puisque nous en fabriquons déjà sur mesure. Cela figurait donc au board de notre développement, mais le calendrier prévoyait plutôt un lancement en 2021. La fermeture des restaurants et hôtels nous privant d'une partie de notre activité, nous avons accéléré la réalisation du projet », raconte Julien Bounicaud. Un projet qui a bénéficié entre autres, du long sourcing établi par Juliane Costes dès 2019. « Nous avions déjà tout : le sourcing, la technique et nous avions réalisé des tests courant novembre ».
L'idée de ce Matelas Niçois - marque déposée à l'INPI - est de favoriser le 100 % français. Dans la fourniture des matières premières déjà. Ainsi la mousse, à base de soja est originaire de l'Aube, le fil est français, la fermeture à glissière fabriquée dans le Nord, à Seclin (pour le compte du leader du marché, YKK), l'étiquette est également tricolore et le tout est assemblé à Nice, dans les ateliers de 350 m2 de la Maison de la Mousse, où est également réalisé le travail de tapisserie. « Choisir français c'est une façon de pousser la France, ça rebondit chez nos fournisseurs », souligne le dirigeant niçois.
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Mais revendiquer le 100 % local, c'est avoir la stratégie qui va de pair. Et l'ambition de la marque c'est bien de se développer mais sur le marché... local. « Notre but est de vendre Le Matelas Niçois dans un rayon de 250 kilomètres. Nous voulons rester un matelas local, dans l'esprit de fabrication certes mais aussi dans la stratégie de vente », précise Julien Bounicaud. Ce qui ne signifie pas pour autant que la marque n'envisage pas un déploiement à plus grande échelle, mais cela se fera toujours en conservant la notion de fabrication en proximité. « Nous aimerions nous développer sur le marché français, mais nous le ferons alors différemment, en conservant cette volonté de production raisonnée ».
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