La Maison de la Mousse fait la preuve de son concept
Laurence Bottero
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La Maison de la Mousse était "dans son jus" lorsque un jour de 2019, Juliane Costes et Julien Bounicaud en deviennent propriétaires. Rachetée via la Bourse aux entreprises, le service que propose la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, cette bien connue Maison niçoise n'avait pas vraiment croisé depuis sa création les notions d'innovation et de changement... Une sorte d'épine dans le pied du développement qui résume aussi le défi que s'est donné le duo de repreneurs.
En un an et quelques mois d'activité réelle, la Maison de la Mousse a certes conservé son adresse et son show-room en plein cœur de la capitale azuréenne, mais la stratégie, le positionnement, le logo... plus rien n'est comme avant.
"Nous avons récupéré un commerce qui ne disposait même pas de CRM", raconte Julien Bounicaud, comme pour marquer le point de départ de l'aventure et le gap qu'il a fallu combler en un peu plus de 12 mois. C'est Juliane Costes qui a "senti" le potentiel de la Maison, un instinct sans doute nourrit par son passé de banquière pour les entreprises. Julien Bounicaud s'est laissé convaincre et c'est sa capacité à développer le business qui se révèle utile dans la nouvelle histoire de l'entreprise.
Sortir donc la Maison de la Mousse de son jus originel a nécessité d'opter pour un rééquilibrage de la clientèle, alors majoritairement, à plus de 90 %, tournée vers le BtoC. Or le segment BtoB répond plutôt bien au positionnement de la Maison et c'est lui que les dirigeants niçois veulent encore plus affirmer, avec l'objectif de lui permettre d'atteindre rapidement 70 % contre 35 % actuellement.
L'un des arguments de différenciation de l'entreprise niçoise réside dans l'approvisionnement de la mousse, dont une partie provient de soja bio. "L'idée était de rationnaliser nos fournisseurs et de proposer une mousse qui ne soit pas issue du pétrole", raconte Juliane Costes. Un test plus tard, cette alternative durable a été validée et elle équipe désormais intégralement les matelas de literie, d'autant plus qu'elle dispose de propriétés anti-bactériennes et anti-acariens. "Nous avons élargit notre gamme avec des fournisseurs en France, basés en Alsace, à Marseille, en Mayenne..." détaille Juliane Costes. Les tissus sont d'origine espagnole ou portugaise mais aussi française. "L'idée était d'apporter une touche Made in France mais aussi d'apporter le meilleur, la démarche est globale".
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