La stratégie d’Electrosteel Europe pour s’imposer sur le marché des canalisations
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR- Electrosteel
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR- Electrosteel
L'aventure d'Electrosteel en France commence en 2001. Issu du secteur de la finance, Cyrille Hahang rencontre la famille actionnaire majoritaire de l'entreprise, en Inde. « On partageait la même vision de proximité avec le terrain et de croissance lente dans une industrie très capitalistique, avec la volonté de développer les produits, les services et de la production ».
S'ensuit l'installation de l'entreprise en Europe, en France plus précisément. Un positionnement stratégique. « La France est en pointe dans le domaine de l'eau. Être au contact de grandes entreprises comme Veolia ou Suez est un atout qui nous permet de mieux comprendre les attentes de demain sur ce marché ».
Au départ à Marseille, le site est déplacé à Port-de-Bouc avant de se fixer à Arles où sont conduites des activités de logistique et de conditionnement et d'industrie.
Dans un premier temps, la filiale française se cantonne à des canalisations pour le transport de l'eau potable et des eaux usées. Sa spécificité repose sur le matériau utilisé : la fonte ductile, une fonte caractérisée par une plus grande élasticité, gage d'une meilleure résistance aux chocs. Avec l'appui de l'Institut Pasteur, Electrosteel Europe obtient les agréments nécessaires à la vente de ses produits.
Malgré l'arrivée en force du plastique sur le marché des canalisations dans les années 1990 qui aurait pu signer la fin de la fonte, il s'avère que cette dernière a plutôt bien résisté. « On s'est rendu compte que le plastique peut être cancérigène et qu'il n'est pas complètement imperméable aux odeurs et aux contaminations par hydrocarbures. A l'inverse, dans une canalisation en fonte, il n'y a pas de fuites de ce type ». Autre atout : une durée de vie qui dépasse les cent ans, contre une dizaine année pour le plastique.
Par ailleurs, les canalisations en fonte, qui mesurent jusqu'à 9 mètres de long et sont reliées par des bagues de joint, offrent la possibilité de s'adapter à chaque type de sol grâce à des revêtements différents. « Si jamais on s'aperçoit d'une erreur ou si les conditions changent, on peut ne changer que la partie qui pose problème ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo