La coopérative Provence Miel face aux enjeux de croissance
Rémi Baldy
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Apiculteurs en Provence
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Apiculteurs en Provence
"Notre philosophie c'est de ne pas avoir de salariés". Très clairement, Tristan Favre pose les fondations de la coopérative Provence Miel qu'il préside depuis deux ans. La structure, créée 1989, réunit aujourd'hui 62 adhérents qui se regroupent pour mieux vendre leur miel. "Une personne se charge de l'aspect commercial. Quand un apiculteur doit négocier seul c'est plus difficile, il a besoin d'argent rapidement. En nous organisant en groupe nous arrivons à vendre plus cher", explique Tristan Favre. Les apiculteurs membres de la société coopérative agricole (SCA) effectuent un travail bénévole, bien qu'in fine les producteurs y trouvent tout leur intérêt puisque c'est leur miel qui est vendu.
Concrètement, c'est dans un hangar situé à la Roque d'Anthéron que les apiculteurs déposent leur miel, stocké en attendant d'être vendu. "Nous sommes capables d'offrir une traçabilité qui va jusqu'au rucher où il est produit", vante Tristan Favre. Les acheteurs sont généralement des grossistes, qui ensuite mettent en pot, ou des commerçants locaux comme les nougatiers. Certains apiculteurs, qui vendent plutôt leurs produits au marché, sont aussi parmi les clients. Cela leur permet de diversifier leur offre car Provence Miel propose plusieurs types de nectar. "Nous proposons ce que nos adhérents nous amènent", résume Tristan Favre. La transhumance étant un élément important dans ce métier, la diversification y est importante.
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Les apiculteurs sont ensuite rémunérés selon un pourcentage des ventes effectuées. Les frais de fonctionnement sont eux aussi financés à hauteur de 5% sur les ventes, de quoi permettre à Provence Miel d'atteindre deux millions d'euros de chiffres d'affaires. Le tout sous la supervision du conseil d'administration qui prend chacune des décisions. Y compris lorsqu'il s'agit de valider l'arrivée de nouveaux adhérents. Et justement ce sujet est actuellement au cœur des préoccupations de la coopérative. "On pourrait dire que nous sommes en crise de croissance puisque nous sommes passés de 42 à 62 adhérents en un an et demi et que nous avons la possibilité d'en accueillir encore davantage", note Tristan Favre. La quantité de miel rentré a logiquement bondi aussi, passant de 200 à 350 tonnes.
Rémi Baldy