L'Adapi, centre de recherche dédié aux abeilles
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Apiculteurs en Provence
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Apiculteurs en Provence
A jamais les premiers. "Nous ne sommes pas une grosse région de miel, mais nous nous sommes professionnalisés très vite", revendique Pascal Jourdan. Cet apiculteur des Bouches-du-Rhône est aussi directeur de l'association de développement de l'apiculture provençale (Adapi). Une structure qui mène un vrai travail de recherche autour de l'abeille depuis sa création en 1986. A l'époque, l'apiculture ne dispose d'aucun service de conseil et les professionnels du secteur se rendent compte qu'ils ne bénéficient pas d'aide comme cela peut être le cas pour les autres métiers agricoles. L'association doit alors gommer cette situation. "Le modèle a fait des émules puisque d'autres associations se sont développées dans les autres régions", note Pascal Jourdan.
Plus de 30 ans plus tard, l'Adapi dispose d'une équipe de huit salariés pour continuer à mener ses expérimentations. "C'est à partir de cela que nous créer des références pour les apiculteurs", explique Pascal Jourdan. "L'une de nos spécificités est de travailler sur de nombreux ruchers, nous ne voulions pas avoir une station pilote compte tenu de la forte variabilité entre les nids", développe-t-il. Chaque année, l'Adapi s'appuie sur 1.500 à 2.200 ruches pour mener ses expérimentations. "Cela nous donne un poids statistique solide", souligne Pascal Jourdan.
À lire également
La durée des recherches varie de quelques mois à plusieurs années. Le dernier test en date, en lien avec un projet en européen, vient de s'achever après trois de recherche. Il s'intéressait au varroa. Ce parasite, qui se développe dans les couvains affaiblit les futures abeilles, ce qui tracasse depuis longtemps les apiculteurs. Repéré en 1982, il est même l'une des raisons qui ont poussé les professionnels à se fédérer. "Nous avons réussi à démontrer qu'en retirant le couvain cela n'handicapait pas les colonies. Cela permet aux apiculteurs de disposer d'un traitement considéré comme bio et économiquement viable", détaille le directeur de l'adapi. Les conclusions sont ensuite partagées auprès des différents adhérents.
Rémi Baldy