Spécialiste de l'immobilier, GSE se lance sur le marché du parking aérien
Rémi Baldy
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GSE
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Sa présence est de moins en moins appréciée au cœur des villes. Néanmoins, la voiture apparaît comme un moyen de déplacement clef, notamment pour atteindre les métropoles. La tendance aujourd'hui est plutôt à laisser son véhicule aux portes des agglomérations pour ensuite emprunter les transports en commun. C'est en tout cas la vision de GSE qui se lance sur un nouveau marché, celui des parkings, plus précisément les aériens. "Alors que le développement des transports collectifs augmente les besoins de multimodalité, tant pour les entreprises que les usagers, ces parcs de stationnement offrent une solution idéale", argumente l'entreprise installée à Avignon, plutôt habituée à travailler dans l'immobilier professionnel.
Pour ses futurs parkings, l'ETI de 460 salariés a d'ores et déjà ciblé "les hôpitaux et la périphérie des villes", prévient le directeur général Roland Paul. Les entreprises et industriels sont également dans le viseur. Le dirigeant espère lancer une première construction "dès cette année". Si les parkings aériens sont critiqués pour leur esthétisme pas vraiment réjouissant, ces structures se défendent avec des atouts écologiques, avec un bilan carbone inférieur aux autres parkings, une multitude de technologies et la possibilité d'y faire cohabiter les usages.
Pour Roland Paul, "il y a un marché qui ne s'est pas complétement développé en France et qui va beaucoup augmenter". Le directeur général le répète, "le marché est très petit par rapport à ce qui se fait en Allemagne". Le choix de comparer l'Hexagone avec le voisin d'outre-Rhin ne doit rien au hasard, puisque c'est là que se trouve la maison-mère de GSE : Goldberk. L'entreprise de construction germanique aux 4 milliards d'euros de chiffres d'affaires et 7.800 employés, qui a racheté la société vauclusienne en mars 2019, est justement déjà actif sur le secteur des parkings.
"Ils sont leader en Allemagne sur ce segment, cela nous a permis d'importer la technologie", se réjouit Roland Paul. C'est cette "capacité à développer de nouveaux business" qui a séduit le dirigeant lors de la reprise du capital part Goldberk. "Nous avions un ADN qui était compatible avec chacun le respect du client au cœur de la stratégie et le respect en interne des envies entrepreneuriales de nos collaborateurs", développe-t-il.
Rémi Baldy