Comment Flex-O s’impose sur le marché de la proptech
Laurence Bottero
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Le bureau de demain, flexible, ouvert, avec des possibilités de co-working est déjà - beaucoup - le bureau d'aujourd'hui. Il suffit pour s'en convaincre de regarder le marché où nombres d'acteurs se positionnent, certains, historiques, effectuant un pivot nécessaire, bousculés par de nouveaux entrants qui ne craignent pas de venir secouer un secteur de l'immobilier tertiaire qui effectue sa mue un peu à marche forcée.
Certes, le développement et surtout l'entrée que l'on pense définitive du télé-travail dans les nouvelles habitudes de consommation appuie cette stratégie d'un bureau souple et adaptable. Mais si le bureau se vit différemment, il n'y a pas que l'offre du bureau elle-même qui compte mais bien tout ce qui va avec. Son écosystème, d'une certaine façon.
Et Christophe Courtin l'a rapidement compris. Installé à Sophia-Antipolis depuis de nombreuses années, celui qui a été le fondateur de l'une des premières insurtech - Santiane fondée en 2006 - a pu observer comment l'offre vieillissante de la technopôle constituait un frein à l'attractivité et ne correspondait pas à la promesse d'une technopôle réputée comme première d'Europe quand, en même temps, elle ne satisfaisait pas les entreprises endogènes, principalement des entreprises tournées vers l'innovation, avec des besoins autres qu'une offre classique. Mais le constat n'est pas que sophipolitain et concerne l'ensemble de l'Hexagone.
Pour adresser ce nouveau besoin, Christophe Courtin structure son activité entre la promotion immobilière, via Courtin Real Estate (CRE), et le développement du flex-office, avec Flex-O. La promotion immobilière lui permet ainsi de réhabiliter entièrement les bâtiments anciens, énergivores et non adaptés aux usages, en bâtiments revus et corrigés, disposant des meilleurs labels environnementaux. Sur ce point, Christophe Courtin a déployé une stratégie qui a vu CRE redonner vie à de nombreux bâtiments historiques de Sophia-Antipolis, dont le dernier en date, en décembre dernier, qui l'a vu finaliser l'acquisition, après appel d'offres, du Navigator. Un nom qui, dit ainsi, ne signifie pas grand-chose mais qui est l'un des sites au sein duquel Amadeus était installé et que son départ laisse vide à 92%. Un tout de 5.600 m2 de bureaux qui va donc être réhabilité à neuf et dont la mise sur le marché est programmée pour le troisième trimestre 2022. Une réalisation à venir - la huitième - qui devrait booster l'attractivité de Sophia-Antipolis.
Laurence Bottero