Le constructeur automobile Oreca prend le virage de l'e-commerce sportif
Rémi Baldy
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Oreca
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La métaphore sportive n'est jamais très loin lorsque l'on parle d'entrepreneuriat. Alors quand le dirigeant œuvre dans la course automobile, la passerelle est encore plus naturelle. "Nous sommes des compétiteurs donc habitués à nous bagarrer sans arrêt", défend Hugues de Chaunac, fondateur d'Oreca. Installé sur le plateau de Signes, le constructeur automobile est un spécialiste de l'endurance à plus d'un titre. D'abord sur les circuits, aux 24h du Mans ce sont 25 de ses véhicules LMP2, une catégorie de la compétition, qui partiront au départ de la mythique course.
Ensuite parce qu'Oreca s'apprête à souffler sa 50e bougie en 2023. Un demi-siècle fait de performances sportives mais pas seulement. "Nous sommes un vrai industriel qui travaille à l'international", revendique fièrement Hugues de Chaunac. Une trajectoire qui n'était pas forcément celle envisagée au départ par ce passionné de courses automobiles. Alors qu'il est étudiant et qu'il donne en parallèles des cours privé de mathématiques, un ami lui demande de s'occuper de lui pour courir en F3. De fil en aiguille, il se retrouve en charge de l'écurie Alpine dans cette même catégorie puis fonde Oreca. "Juste pour trois ou quatre ans, après je deviens sérieux et trouve un emploi", raconte Hugues de Chaunac. Finalement, les contrats s'enchaînent comme les courses et Oreca est toujours là.
C'est dans les années 90 que l'entreprise entame une diversification en se positionnant sur la vente par correspondance, ancêtre pas si lointain de l'e-commerce, et l'évènementiel. Deux segments toujours d'actualité auxquels se complète le pôle technologique. Ce dernier reste le plus important puisqu'il pèse 40% des 80 millions d'euros de chiffre d'affaires de la société varoise. Il réunit les casquettes de constructeur de voitures de course, de prestataires pour d'autres constructeurs ainsi qu'une division moteur. Une activité qui est sur le point d'appuyer sur l'accélérateur grâce notamment à un contrat gagné auprès de Ferrari pour les futures GT3 de l'emblématique marque italienne. Cela représente 50 voitures à sortir chaque année quand Oreca vient d'assembler sa 100e depuis quatre ans.
Rémi Baldy