Spécialiste de l'information portuaire, MGI se renforce sur l'automatisation des données
Rémi Baldy
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A l'heure des échanges de plus en plus nombreux et de plus en plus rapides on en oublierait presque que transporter un objet d'un coin à l'autre du monde nécessite une logistique complexe. Et comme le transport de marchandise se réalise en quasi-intégralité par voie maritime, les ports sont de véritables plaques tournantes de la logistique mondiale. Des lieux où se rencontrent de nombreux acteurs différents, comme les douaniers, les armateurs ou encore les dockers. Des parties prenantes variées auxquelles s'adressent Marseille Gyptis Internationale. Cette société connue sous le sigle MGI développe des systèmes numériques portuaires pour les services de transit.
"Nous défendons l'ensemble de l'écosystème, nous proposons des services qui doivent être optimum pour tous les acteurs", avance Rémi Julien, le président du directoire depuis 2019. Cette ligne directrice est dans l'ADN même de MGI puisque son actionnariat se partage entre le Grand Port Maritime de Marseille Fos (38%) et la place portuaire à travers l'Union maritime et fluviale (62%). "Une bonne synthèse" selon Rémi Julien qui voit dans ce modèle le mélange entre "un service commun mais avec les bonnes pratiques d'une gestion privée".
Pour aider les ports et ses différents acteurs à optimiser leur flux, MGI leur propose son produit phare actuel le Ci5. Ce logiciel permet de numériser les documents utilisés par les acteurs publics et privés dans la gestion de leur marchandise. "Nous gérons la protection des données et leur communication en temps réel à ceux qui en ont besoin", appuie Rémi Julien.
Ce logiciel officie dans une dizaine de communautés portuaires. En effet, MGI se positionne également à Sète, Bordeaux, Dunkerque, Mayotte, Nouméa, Papeete, en Guyane et Martinique. En revanche, le client n'est pas directement le port mais bien les sociétés qui y opèrent, ce qui nécessite que tous les acteurs utilisent le même système. "Chacun peut choisir de l'utiliser ou non, mais dans ce dernier cas cela signifie qu'il doit remplir ses papiers manuellement et que son conteneur mettra plus de temps à être traité", explique Rémi Julien. Pour ce qui est de l'international, perçu comme un axe de développement il y a quelques années, il est moins ciblé aujourd'hui. " Ça n'a jamais été la priorité des priorités", nuance aujourd'hui le président du directoire qui évoque également les évolutions du contexte national avec des ports français qui semble un peu plus au cœur des politiques stratégiques logistiques.
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