Livmed’s prend de l’avance sur le marché de la livraison de médicaments
Gaëlle Cloarec
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Livmed's fait le plein de vitamines. La jeune pousse niçoise spécialisée dans la livraison à domicile de médicaments et la digitalisation des pharmacies vient de boucler sa deuxième levée de fonds de l'année. La première, réalisée en janvier 2022, a récolté la somme de 2 millions d'euros auprès d'investisseurs de renom dont Laurent Caredda (fondateur d'Almerys), Fred Destin (investisseur chez Deliveroo), l'ex-PDG d'Allianz France Jacques Richier, la famille Pastor ou encore Romain Afflelou. La seconde, tout juste conclue pour un montant de 5 millions d'euros, lui permet d'accueillir cette fois-ci Sanofi et CMA CGM à son capital. Des grands noms qui viennent soutenir la stratégie d'accélération de la start-up née en 2020. "Nous avons besoin d'aller vite, confirme son dirigeant-fondateur, Talel Hakimi. Des concurrents arrivent sur le marché, les pharmaciens nous demandent de nouveaux services et il nous faut faire connaître cette innovation de rupture auprès du grand public".
Il faut dire que le concept développé par Livemed's répond à ces évolutions sociétales à très forts enjeux dont l'usage, encore peu répandu, va sans conteste se démultiplier dans les années à venir. L'idée ? Faciliter l'accès au soin et digitaliser les pharmacies de façon qu'elles puissent répondre aux nouveaux modes de consommation. "Alors qu'il est possible de se faire livrer à peu près tout et n'importe quoi, le malade, c'est-à-dire la personne la moins apte à se déplacer, n'a pas de solution concrète de livraison", relève le dirigeant, dont le service est à ce jour déployé dans 150 villes françaises via près d'un millier d'officines partenaires. Un déploiement au national facilité par le premier tour de table qui a permis à Livmed's de recruter en nombre, de se constituer un pool de 17.000 livreurs, dont 2.000 sollicités quotidiennement, et de développer des briques technologiques permettant à chaque pharmacien de digitaliser simplement son activité, l'évolution de son stock, la mise à jour des posologies et contre-indications médicamenteuses... Des initiatives jusqu'alors lourdes et coûteuses pour les apothicaires qui expliquent leur retard en termes de digitalisation. En effet, "seules 2 % des officines sont digitalisées ou disposent d'un site internet", indique Talel Hakimi.
Gaëlle Cloarec