Spécialiste de la data, Citiprofile fait de l'analyse du flux de personnes, un outil d'aménagement
Rémi Baldy
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Citiprofile
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Entre les applications, les caméras en ville ou même les cartes bleues, les mouvements des individus sont en permanence (ou presque) pistés. Des données "accessibles ou publiques" qui intéressent Citiprofile. La startup née à l'été 2022 à Toulon récupère cette data. Des points et des polygones, pour les zones géographiques visées, qui une fois analysés permettent de définir des profils de ceux qui composent les flux. "C'est le même principe qu'une enquête de terrain, à la différence que nous captons plus de personnes que cela se base sur de l'observable et pas du déclaratif", décrit le fondateur Arnaud Trousset.
Concrètement, la jeune pousse récupère les données auprès d'environ 5.000 applications en France à l'étranger, présentes sur les smartphones. Ce sont elles qui collectent initialement la data. De nombreuses applications, qui demandent à leur utilisateur l'autorisation de récolter des informations comme la position GPS, revendent ces données récupérées et anonymisées. Une matière qui permet à Citiprofile de regarder "ce qui se passe avant, pendant et après" pour définir les profils qui composent des flux présents dans lieu précis. Concrètement, la société peut définir d'où viennent par exemple les personnes qui se rendent dans lieu comme elle l'a fait pour le Mont Faron sur les hauteurs de Toulon. "Agréger des comportements permet de voir qu'il existe des profils assez similaires qui nous permettent de créer des typologies", ajoute Arnaud Trousset. Dis-moi ce que tu fais et je te dirai qui tu es, en somme.
"J'ai toujours été intéressé par les comportements humains", raconte Arnaud Trousset qui dispose d'une formation dans les sciences humaines. Parti vivre en Azerbaïdjan puis en Russie pendant 20 ans, il a travaillé dans ces pays sur l'analyse de données géo-spatiales. La guerre avec l'Ukraine le contraint cependant à revenir rapidement en France. Il reste alors dans la thématique du flux de personnes et se rend compte que cette data peut intéresser de nombreuses activités comme "le commerce, le tourisme, la culture, l'urbanisme ou la sécurité".
Rémi Baldy