Spécialiste de la vente d’ustensiles de cuisine, Couteauxduchef.com se structure pour passer à l’export
Gaëlle Cloarec
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Chaque année depuis cinq ans, on sabre le champagne chez Couteauxduchef.com. Il faut dire que chaque année depuis cinq ans, le site de vente en ligne basé à Mandelieu-la-Napoule, près de Cannes, et spécialisé dans les ustensiles de cuisine, truste les classements des 500 entreprises les plus performantes de France. Le cru 2022 n'a pas dérogé à la règle avec une progression de son chiffre d'affaires de près de 108% pour la période 2017-2020. Depuis, la crise de la Covid est passée par là, démultipliant une progression certes dynamique mais jusqu'alors gérable en mode start-up. "Les années Covid ont changé la société. Du jour au lendemain, l'e-commerce est entré, parfois à marche forcée, dans la vie des gens. Beaucoup se sont mis à cuisiner et ont cherché à s'équiper. En quelques mois, nous sommes passés de 12 à 35 personnes. L'organisation horizontale qui était la nôtre ne convenait plus, il a fallu structurer l'entreprise", se souvient son co-fondateur William Dechaud.
L'histoire commence en 2011 avec le lancement de Couteauxduchef.com. Un site e-marchand focalisé sur les couteaux de cuisine qui s'élargit, assez rapidement, aux ustensiles. "Nous nous sommes développés gentiment, en fonds propres, en suivant les règles de l'e-commerce", raconte le dirigeant. Dans son catalogue, entre 13.000 et 15.000 références produits, plus de 200 marques et une bonne centaine de fournisseurs pour couvrir l'entièreté du spectre, de l'entrée de gamme au haut de gamme, et ainsi servir tout type de clientèle, de l'étudiant qui emménage à la ménagère de plus ou moins de cinquante ans, de l'amateur averti au chef de brigade ou professionnel des métiers de la bouche. "C'est notre force, un catalogue profond qui permet de répondre à tous les besoins, des particuliers comme des professionnels".
Portée par la crise sanitaire et ses corollaires, l'entreprise décolle et passe de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires annoncés en 2018 à 7 millions d'euros en 2021. Un grand écart qu'il s'agit désormais de digérer. "Nous nous attendons à une correction du marché qui devrait se traduire par une baisse d'environ 10% de notre chiffre d'affaires". Un atterrissage jugé "sain" par le dirigeant, qui pousse l'entreprise "à consolider les années Covid et prévoir le futur".
Gaëlle Cloarec