Les roues et systèmes de freinage de Beringer Aero s'envolent à l'international
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Beringer Aero
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Beringer Aero
Pas besoin d'avoir le nez sur les produits de Beringer Aero pour reconnaître la marque. Le rouge anodisé est caractéristique du fabricant de roues et de freins installé à Tallard. Une couleur identifiable et identifiée, qui est bien connue dans le monde de l'aéronautique. Pourtant, la PME de 36 salariés ne s'est concentrée pleinement sur ce secteur qu'à la fin des années 2000. Née en 1985 dans la Loire, l'entreprise démarre alors en se positionnant sur le side-car puis le système de freinage pour des motos de compétition. Des activités qui au grès des années évoluent mais restent à terre, il faut donc attendre presque deux décennies pour que la société se lance dans les airs. « C'était pour un projet de construction d'un petit avion, nous avions réalisé quelques prototypes pour les roues et les freins et cela a suscité de l'intérêt », raconte Claire Beringer, aux manettes de l'entreprise fondée par ses parents depuis 2018.
Cet envol arrive en 2009 avec la vente des activités terrestres pour garder celles qui concernent l'aérien. Un grand virage qui se poursuit par un autre changement important deux annnés plus tard avec le déménagement du siège social 200 kilomètres plus au Sud dans les Hautes-Alpes. Le point de chute est forcément l'aérodrome de Gap-Tallard. Un choix motivé « par la météo » ironise la dirigeante. Si le facteur ensoleillement peut jouer un rôle, c'est bien des considérations économiques qui ont convaincu la direction relate Claire Beringer, qui intégrait l'entreprise familiale à ce moment là : « C'est l'un des rares aérodromes qui ne fonctionne pas avec des autorisations d'occupation temporaire (AOT) donc nous pouvions être propriétaire du terrain ».
C'est donc depuis Tallard, où se trouvent une trentaine de salariés, que Beringer Aero conçoit, certifie, contrôle et assemble ses pièces. « Tout le gros oeuvre est sous-traité dans le quart Sud-Est de la France », précise Claire Beringer. Un centre névralgique dans l'Hexagone pour une activité avant tout internationale. Le France ne pèse que 10% des 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires. Un part qui décline de plus en plus. « L'aéro bashing est très franco-français, c'est dommage », regrette la présidente directrice générale.
Rémi Baldy