En optant pour l'aquaponie et beaucoup de R&D, La Pousseraie comble les besoins en micro-pousses de la restauration
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Radis, pois, coriandre, persil, bourrache, capucine, soucis... La Pousseraie cultive une douzaine de variétés différentes dans sa ferme urbaine située en plein cœur de Nice. Comme d'autres jeunes pousses apparues ces dernières années un peu partout en France, elle a choisi de se concentrer sur la culture de micro-pousses ou graines germées. Des « bébés plantes » qui suscitent un véritable engouement porté tant par une inclination de plus en plus forte à végétaliser les assiettes que par la recherche d'une alimentation plus riche en nutriments et par l'adoption de pratiques agricoles en intérieur. Résultat : La Pousseraie pousse les murs. La petite graine plantée en 2021 est bel et bien en train de germer.
Il faut dire que les micro-pousses ont tout pour plaire. Rapides à produire, sobres en ressource foncière et en eau, « ce sont les premières feuilles qui apparaissent quand la graine germe. Aussi appelées cotylédons, elles sont très prisées par les chefs pour leur richesse en saveur, particulièrement intense », explique l'ingénieure agronome Blanche Duncombe, co-fondatrice de La Pousseraie avec Juliette Willier et Damien Willier. Lesquels servent à ce jour une centaine de restaurants de la Côte d'Azur, entre Monaco et Cannes, avec « un produit de qualité, ultra-frais, récoltés à la main chaque matin et livré aux chefs en scooter électrique ». Cette approche en circuit-court constitue une alternative locale jusqu'alors absente sur le territoire azuréen alors que le marché, certes de niche, est appelé à prendre de l'ampleur si l'on se fie à l'exemple américain, en avance sur le sujet. Estimé à 1,74 milliard de dollars en 2024, il devrait croître de 10% pour atteindre 2,86 milliards de dollars en 2029.

Gaëlle Cloarec