La réorganisation payante d'Haribo France
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Alexas_Fotos/Pixabay
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Alexas_Fotos/Pixabay
Le changement ne se voit pas directement en rayon, pourtant dans les coulisses Haribo France a pris un nouveau virage. Après dix-sept ans à la tête du géant allemand du bonbon dans l'Hexagone, Jean-Philippe André a laissé sa place. Chez Haribo, la règle veut qu'au-delà de 65 ans il est impossible d'exercer des fonctions opérationnelles. C'est un trio de directeurs généraux qui a été promu en novembre pour le remplacer : Timothée Glorieux, chargé des finances et de l'administration, Pascal Bernard, chargé des opérations et Anthony Deleter, chargé du commercial et du marketing. « L'ensemble des filiales de Haribo ont cette organisation, c'est finalement nous qui avons rejoint ce mode de fonctionnement », sourit Anthony Deleter.
Une arrivée qui a eu lieu dans une conjoncture compliquée, avec une crise inflationniste et un marché du bonbon en plein « ralentissement » après une année 2022 « très dynamique ». Ce qui n'a pas empêché Haribo « de sortir renforcé » de ce contexte avec « un volume de vente stabilisé à 75.000 tonnes de bonbons, un record » et une part de marché qui grignote « un point de plus en 2023 » pour atteindre 47,6%. Côté prix, une hausse a été appliquée, mais elle ne couvre pas l'ensemble des coûts supplémentaires mais seulement 80% de ces derniers. Pour conserver cette position de leader, et la renforcer, Anthony Deleter compte « s'appuyer sur nos forces avec nos quatre produits phares Dragibus, Tagada, Chamallow et Haribo PIK » en renforçant les investissements dans la communication.
À lire également
L'autre pilier reste l'innovation. La phase de recherche et développement se réalise en France, bien qu'il soit possible de récupérer des produits élaborés à l'étranger. « Nous sortons cinq à dix nouveaux produits par an », expose le directeur général, qui a rejoint Haribo il y a un peu plus de dix ans. Un élément essentiel pour ce « marché d'impulsion sur lequel il est nécessaire d'apporter de la nouveauté que ce soit sur le goût ou la forme ». Le confiseur peut aussi s'appuyer sur « des belles endormies » comme Fraizibus ou Flanbolo qui peuvent redevenir à la mode. La dernière tendance est sur « l'acidulé qui progresse plus vite que le marché », constate Anthony Deleter. Haribo attaque donc ce segment avec version une adaptée de ses célèbres boules de guimauves aérées aux airs de fraise, la Tagada Pik.
Rémi Baldy