Confiserie François Doucet : une stratégie d’export qui commence à porter ses fruits
Maëva Gardet-Pizzo
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Quoi de meilleur qu'un fruit juste cueilli de l'arbre et encore gorgé de soleil ? Si le local est plébiscité pour des raisons écologiques et éthiques, il porte aussi une promesse gustative. Ce que la PME François Doucet a très tôt compris.
Dès sa création en 1969, ses fondateurs, François et Maggy Doucet, décident de quitter Montargis pour Oraison, dans les Alpes-de-Haute-Provence. « Ils ont choisi une région avec beaucoup d'arbres fruitiers : des pommiers, des abricotiers, mais aussi, à l'époque, beaucoup d'amandiers », explique Ronan Autret, actuel dirigeant de l'entreprise. Les rendements des cultures choisies ne sont pas nécessairement les meilleurs, mais la qualité gustative est au rendez-vous. Permettant à la marque, spécialisée dans la production de pâtes de fruits et de confiseries pralinées, de se différencier de ses concurrents.
« Aujourd'hui, 75 % de nos fruits viennent de Provence, 85 % de France ». Pour faire croître ses proportions, la PME s'est notamment engagée dans la plantation d'amandiers pour ses confiseries chocolatées. « Nous avons planté 10 hectares qui devraient couvrir à terme 10 % de nos besoins ». Les premiers fruits sont en train de mûrir et devraient été cueillis d'ici la fin de l'été.
Pour prospérer, l'entreprise a une stratégie : être présente sur tous les circuits de distribution. Épiceries fines, supermarchés, magasins de sport, de jardinage ou de décoration, boutique en propre, ou encore internet. Rien ne doit lui échapper.
Une stratégie qui passe par la déclinaison de l'offre autour de trois marques. La première, François Doucet Confiseurs est la plus haut-de-gamme. Les fruits locaux sont à l'honneur. Les emballages plus sophistiqués. « On la trouve dans de très bonnes boulangeries, des pâtisseries, des épiceries fines... ». Soit environ 35 % du chiffre d'affaires qui s'élevait au total à 10,2 millions d'euros lors du dernier exercice.
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La seconde marque, Les confiseries de Marion, moins exigeante sur la localité des matières premières et sur le visuel, est plutôt destinée à la grande distribution, où le bas prix demeure un sésame, représentant 35 % du chiffre d'affaires également.
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