Carbon reconnu projet d’intérêt national majeur : pourquoi c’est stratégique
Laurence Bottero
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... mois sera annoncé le lieu d’implantation de son démonstrateur, Carbon One.
Dire que Carbon accélère est un euphémisme, tant les annonces d'importance s'additionnent aux annonces d'importance. Après celle de la création d'un démonstrateur, première brique qui permettra aussi de tester grandeur nature la promesse de la gigafactory, baptisée Carbon One, après celle de Carbon Lab, le centre de R&D et de formation qui s'installera à Istres, voici le statut de projet d'intérêt national majeur (PINM).
Un PINM façon labélisation qui vient dire que la gigafactory solaire est considérée comme ultra-stratégique pour la France. Ce qui est le discours de Carbon depuis l'annonce de sa volonté de venir doter l'Hexagone d'un outil de production de l'ensemble de la chaîne de valeur solaire, voici un peu plus d'un an.
Car c'est cela le fondement de Carbon : apporter une souveraineté solaire au pays alors même que le marché est dominé par l'offre chinoise. La capacité annoncée par le consortium de 5 GW est à cette échelle.
Mais pour réussir la promesse, il fallait donner au consortium toutes les garanties pour tenir son calendrier.
Ce n'est pas anodin si Carbon préempte le terrain en multipliant les annonces fortes. L'objectif est bien de faire comprendre que le projet va devenir réalité. Et l'enjeu est multiple : il s'agit d'envoyer un message de réassurance autant au monde politique, aux partenaires industriels, aux investisseurs.
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Des investisseurs qui sont d'ailleurs sollicités pour finaliser les besoins en financement. Pour rappel, Carbon c'est 1,7 milliard d'euros mobilisés. Et il est évidemment bien plus attractif d'accompagner le déploiement d'une giga-factory solaire reconnue comme projet national majeur.
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C'est notamment ce que tendait à dire Nicolas Chandellier à La Tribune, expliquant que certes les gigafactory ne sont pas pléthores en France mais que le modèle existe, qu'il est connu.
Laurence Bottero