A Fos, le programme de décarbonation Syrius confronté aux enjeux de renouvellement de main d’œuvre
Rémi Baldy
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Dans la zone industrialo-portuaire de Fos (zip) et autour de l'Etang de Berre, conteneurs, matières dites « vrac » et cheminées industrielles se repèrent de loin. C'est là que se concentre la majeure partie de l'activité industrielle du territoire. Par définition très polluante, elle est donc placée en première ligne des enjeux de transition énergétique. Pour réussir sa transformation au mieux, le programme Syrius, contraction de "synergies et résiliences industrielles Sud", porté par l'association d'entrepreneurs du secteur Piicto, apporte sa pierre à l'édifice en essayant de structurer et d'amplifier les démarches liées à la décarbonation.
Une approche qui va au-delà de la seule zone entre Fos Marignane puisqu'une soixantaine d'établissements est concernée par cette démarche, même si la majorité est effectivement concentrée dans l'Ouest des Bouches-du-Rhône. En plus de répondre à ce défi, cet écosystème qui regroupe à lui seul 23.300 salariés doit faire face à un double enjeu de renouvellement et de formation de sa main d'oeuvre. C'est le bilan que pointe une étude menée par l'Insee concernant les salariés des établissements liés au programme Syrius.
Dans sa photographie, l'institut classe ces acteurs dans trois grands domaines d'activité. D'abord le transport, « que ce soit directement (entreprises du transport ou de la logistique) ou indirectement (fabrication de matériels de transports) », qui regroupe 13.800 salariés dont 58% sont chez Airbus. Ensuite, l'industrie « dont le processus de production est fortement émetteur de gaz à effet de serre » avec la chimie, le raffinage ou encore la pétrochimie qui réunit 8.800 salariés. Enfin, l'énergie, des producteurs aux distributeurs en passant par les transporteurs qui cumulent 700 salariés.
Rémi Baldy