Grâce au réemploi, Europliage se conforte sur le marché de la réhabilitation des portes blindées
Gaëlle Cloarec
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Si sur le papier et une estimation de l'Ademe, le réemploi concerne moins de 1% du gisement des déchets du bâtiment en France, dans les faits, il s'impose davantage dans les projets sous l'impulsion d'une réglementation de plus en plus contraignante et des maîtres d'ouvrage de plus en plus sensibles à la question. Laquelle devient, en toute logique, un relais de croissance intéressant pour nombre d'entreprises. La PMI Europliage, basée à Saint-Laurent du Var, près de Nice, est de celles-là.
Spécialisée dans la conception et la fabrication de portes blindées sous la marque Rachel P, elle a fait de la sécurité et du sur-mesure ses éléments de différenciation depuis sa création en 1991, auxquels s'ajoute désormais le réemploi. Et ce, au travers d'un processus innovant permettant d'améliorer le blindage de portes existantes. Certes, le procédé est connu de longue date. « Il consiste, pour faire simple, à les glisser dans une sorte de chaussette d'acier leur conférant ainsi un caractère anti-effraction, explique Stanislas Lepeltier, son dirigeant. Europliage vient le compléter en y apportant deux caractéristiques supplémentaires, l'isolation et l'aspect coupe-feu. »
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Une procédure d'isolation feu brevetée qui vient alimenter un premier chantier de réhabilitation de 270 logements, donc de 270 portes, situé à Paris dans le 16e arrondissement, permettant ainsi d'économiser 40 tonnes de déchets. « Ce produit nous ouvre le marché des grandes rénovations où jusqu'à présent les anciennes portes ne répondant pas aux normes, notamment coupe-feu, étaient remplacées. C'est une avancée appelée à se dupliquer sur d'autres chantiers en 2025 », souligne Stanislas Lepeltier, dont les équipes travaillent à rendre la solution adaptable à tout type de chantier, en industrialisant le procédé.
Gaëlle Cloarec