Automatisation : peu de disparitions d'emplois, mais beaucoup d'évolutions

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Les robots sont encore loin de prendre (complètement) la place des travailleurs. Selon un rapport du Conseil d'orientation pour l'emploi publié jeudi, seule une "faible part", soit "moins de 10%", des emplois ont "un indice d'automatisation élevé" : ils "cumulent des caractéristiques qui les rendent vulnérables au vu des avancées technologiques actuelles", c'est-à-dire qu'ils présentent un "risque de suppression".
Ces emplois "très exposés" aux technologies d'automatisation sont le plus souvent des métiers manuels et peu qualifiés, notamment de l'industrie : ouvriers non qualifiés, agents d'entretien, caissiers, énumère le Conseil, instance rattachée au Premier ministre. A eux seuls, les agents d'entretien représentent 21% de l'ensemble des emplois exposés (320.000), détaille la vaste étude sur les impacts de la nouvelle vague d'innovations.
Une part bien plus grande des emplois, près de 50%, pourraient en revanche "voir leur contenu évoluer". Il s'agit aussi de métiers peu qualifiés mais davantage dans le secteur des services: conducteurs, agents d'exploitation des transports, agents de maîtrise de l'hôtellerie et de la restauration, aides à domicile...
Pour le COE, des "mécanismes de compensation" peuvent "réduire, voire compenser intégralement les pertes d'emplois initiales". Le potentiel de créations d'emplois directs est, selon lui, "significatif" dans le numérique, "plus mesuré à court terme" dans la robotique, "compte tenu principalement de la faible taille du secteur actuellement en France".
Ce volume des créations d'emplois n'est néanmoins pas chiffrable. "On sait ce qu'on perd, pas ce qu'on gagne. Mais au cours des vingt dernières années, où l'on assiste déjà à une numérisation accélérée, le volume global de l'emploi sous l'effet des technologies a plutôt augmenté", analyse Marie-Claire Carrère-Gée.
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