Axa prêt à reprendre des actifs d'AIG

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Axa s'intéresse aux actifs de l'assureur American International Group (AIG) en Asie et aux Etats-Unis.
Dans une interview au Monde, Henri de Castries, président du directoire du groupe d'assurance, déclare qu'Axa pourrait faire des offres sur certains actifs d'AIG, notamment ceux aux États-Unis et en Asie.

 Axa s'intéresse aux actifs de l'assureur American International Group (AIG) en Asie et aux Etats-Unis et pourrait faire des offres sur certains d'entre eux, a déclaré au Monde Henri de Castries, président du directoire du groupe d'assurance. "Il faudra faire preuve de discernement en face d'opportunités qui vont se multiplier. Nous regardons les actifs d'AIG en Asie et aux Etats-Unis et le cas échéant nous ferons des offres", déclaret-il dans l'édition du quotidien publié ce mardi.


Le groupe AIG, qui a frôlé le dépôt de bilan après de lourdes pertes sur les marchés du crédit immobilier, a obtenu des autorités politiques et monétaires américaines, le mois dernier, une ligne de crédit susceptible d'atteindre 85 milliards de dollars. AIG, qui a précisé qu'il avait tiré au 30 septembre 61 milliards de dollars sur cette ligne ouverte par la Réserve fédérale, veut céder tous ses actifs hors assurance dommage pour rembourser le prêt.


Interrogé sur l'impact d'un ralentissement de l'économie sur Axa, Henri de Castries indique : "Nous sommes relativement sereins. La qualité de notre gestion des risques est reconnue, nos actifs sont sains, cet été nous avions neutralisé les risques de baisse sur nos portefeuilles d'actions." "Les assureurs qui sont restés dans leur métier sont moins affectés que les banquiers parce qu'ils n'ont pas les mêmes problèmes de liquidité à court terme. Mais la baisse des marchés fait baisser nos portefeuilles d'actifs et donc les commissions et les revenus que nous en tirons. Si un crédit crunch se produit, nous serons affectés par le ralentissement de l'économie", souligne-t-il toutefois.


Evoquant l'intervention des Etats dans le secteur de l'assurance face à la crise financière, le président du directoire d'Axa estime qu'elle doit être limitée dans le temps. "Comme les Etats l'avaient fait après le 11-Septembre dans l'assurance, il est, dans des circonstances extrêmes, nécessaire qu'ils s'affirment comme les garants de la stabilité du système dans son ensemble (...) Mais il faut que les interventions dans un établissement soient limitées dans la durée", dit-il, citant en exemples le sauvetage d'AIG et la cession de Fortis à la BNP Paribas. "En revanche, il faut se garder de créer des distorsions de concurrence durables en soutenant sans restructurer."


Henri de Castries a également évoqué des pistes de sortie de crise. "Pour sortir des difficultés, il faut travailler sur quatre axes: recréer la liquidité bancaire, remettre en cause les effets pervers des normes comptables, assouplir les exigences de solvabilité pesant sur les banques en faisant des amortisseurs et non des planchers rigides, et enfin mettre en place une supervision européenne des groupes financiers mondialisés."

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