BNP Paribas attend 900 millions d'euros de synergies de sa fusion avec Fortis

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La banque française, qui est devenue l'un des tous premiers groupes financiers européens avec le rachat de Fortis en Belgique et au Luxembourg, estime que l'opération sera relutive dès 2010 et apportera à terme 900 millions d'euros de synergies annuelles.

La fusion des activités belges et luxembourgeoises de Fortis dans BNP Paribas devrait créer 900 millions d'euros de synergies par an au sein du groupe, selon un communiqué de la banque française. L'opération sera relutive dès 2010, hors coûts de restructuration.

La fusion devrait coûter 1,3 milliard d'euros au groupe BNP Paribas: 200 millions en 2009, 800 millions en 2010 et 300 millions en 2011. Le groupe estime que le résultat de la transaction sera positif dès 2010. "Il atteindra +8,5% en 2012, lorsque toutes les synergies déploieront leurs effets. Le rendement des capitaux investis devrait dépasser 20% en 2012", précise le groupe.

Les synergies, elles, devraient principalement se retrouver dans la banque d'investissement, avec 368 millions d'euros liés à l'intégration des activités du Merchant Banking de Fortis sur la plate-forme mondiale de Corporate and Investment Banking de BNP Paribas.

Dans la banque de détail, les synergies sont évaluées à 252 millions d'euros, principalement grâce à l'optimisation des réseaux. Avec cette fusion, BNP Paribas devient la première banque de détail européenne en terme de dépôt et compte 20 millions de clients dans la zone euro, grâce à l'arrivée de 3,9 millions sur les marchés domestiques belges et luxembourgeois. BNP Paribas était déjà implanté massivement en France et en Italie. Le nouveau groupe détient désormais une part de marché moyenne de 10% sur ses quatre marchés domestiques.

La fusion va également se traduire par la suppression de 750 emplois en trois ans, a annoncé ce mardi à Bruxelles Baudoin Prot, le directeur général de la banque. Comme le syndicat belge CGSLB l'avait déjà annoncé début novembre, 2.000 fonctions disparaîtront, compensées par la création de 700 postes dans la banque commerciale et 550 dans de nouveaux centres de compétences de niveau européen ou mondial créés à Bruxelles. Le dirigeant assure néanmoins que la banque continuera à recruter au rythme de 1.500 embauches annuelles.

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