Les actions minées par l'incertitude

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L'espoir d'une sortie rapide de la crise semble totalement abandonné.

Le rebond survenu vendredi dernier sur les marchés d'actions, en réaction aux mesures annoncés lors du sommet des 8 et 9 décembre, a fait long feu. Depuis le début de la semaine, les bourses occidentales enchaînent les séances de baisse de part et d'autre de l'Atlantique. Mais le courant vendeur s'est amplifié ce jeudi après les déclarations pessimistes de la chancelière allemande Angela Merkel, qui ont définitivement douché les espoirs d'une issue rapide à la crise des dettes souveraines en zone euro.

La nervosité des investisseurs était déjà montée d'un cran, dans la matinée, entre, d'un côté, l'absence d'annonce d'un « QE3 » de la part de la Fed, et, de l'autre, l'anticipation par l'institut munichois de conjoncture IFO d'un recul de 0,2 du PIB de la zone euro en 2012. Dans ce contexte, les opérateurs ont soldé massivement leurs positions ce jeudi à la clôture. En Europe, l'Euro Stoxx 50 a lâché 2,44 %, tandis que le CAC 40 a abandonné 3,33 % en repassant sous le seuil des 3.000 points pour la première fois depuis le 30 novembre, suivi de près par le FTSE Mib milanais (- 2,84 %), le Footsie 100 londonien (- 2,25 %) et le Dax francfortois (- 1,72 %). À Wall Street, le Dow Jones a, dans le même temps, cédé plus de 1 %. Alourdissant, au passage, les pertes accumulées par les marchés boursiers au cours de la première quinzaine de décembre.

Sur cette période, les indices du Vieux Continent ont flanché en moyenne de 5 %, devant leurs homologues américains qui ont limité leur repli à environ 3 %. La fin de l'année s'annonce donc très difficile pour les marchés d'actions qui devront composer avec un niveau de volatilité élevée, à l'image de la remontée du VIX, le baromètre de la peur de Wall Street, vers les 30 %, soit un niveau supérieur de 10 points à sa moyenne historique.

Les interrogations sur la capacité des dirigeants politiques à résoudre efficacement le problème des finances publiques européennes couplées à la perspective de voir la zone euro sombrer dans la récession alimentent l'aversion au risque. En clair, l'environnement n'est pas franchement propice à un retour des investisseurs sur le compartiment des actions dont le volume d'activité est particulièrement faible depuis quelques semaines.

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